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SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE. — TROUBLES DE LA SENSIBILITÉ

Anesthésies.— Un des premiers effets des hémorrhagies est la diminution, plus rarement l’abolition complète de la sensibilité; ces modifications, comprises sous le nom générique d’anesthésie, s’appliquent à divers genres, ou du moins à diverses formes de la sensibilité. On peut distinguer en effet, dans l’état pathologique comme dans les conditions normales, la sensibilité tactile, qui se compose de la pression et de la localisation, puis la faculté de percevoir les températures, enfin l’impressionnabilité à la douleur, qui n’est qu’une modalité de la sensibilité générale.

La sensiblité tactile, qui nous avertit de la présence des corps extérieurs, existe sur tous les points de la peau et des muqueuses superficielles ; une partie est d’aulaut plus sensible qu’elle apprécie plus nettement les impressions simultanées produites par deux corps distincts, par exemple les deux pointes d’un compas, qui n’ont qu’un à deux millimètres d’écartement;

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si, pour empêcher les sensations de se confondre en une seule, on est obligé d’augmenter l’écartement des branches, on peut affirmer que la sensibilité est moins prononcée; en appliquant ainsi le compas de Weber à différentes régions, on constate un fait qui se vérifie constamment en pathologie: c’est que la sensibilité, qui n’est pas toujours au maximum à la face palmaire des dernières phalanges, à cause de l’épaisseur de l’épiderme, va en décroissant des extrémités des membres vers le tronc ; la finesse du toucher diminue de la main à l’avant-bras, et surtout de là au bras ; aux membres inférieurs, ce sont aussi les derniers segments qui sont le plus sensibles, mais aussi les premiers frappés d’anesthésie. Chez les anémiques, il n’est pas rare de voir la paralysie de la sensibilité commune s’arrêter nettement aux genoux et aux coudes; mais si, comme le conseille Turtk, on pratique l’exploration de bas en haut, on trouve la limite de l’anesthésie plus élevée que par des recherches pratiquées des parties saines vers les points affectés. Lorsque la peau est distendue, elle est moins sensible, c’est ce qu’on peut constater chez les hydropiques. Chez les enfants, la faculté d’apprécier la sensibilité est singulièrement diminuée (Czermak) ; c’est donc le contraire de l’opinion générale sur l’extrême susceptibilité du système nerveux à cet âge ; ce qui est certain, c’est l’extrême rareté des anesthésies chez l’enfant.

La sensibilité générale peut s’estimer encore par un autre moyen : c est par le minimum de poids que la peau supporte en percevant la sensation. Lorsque sur une surface d’un millimètre carré on applique divers poids, on trouve que deux milligrammes suffisent pour faire impression à la face; qu’il faut dix à quinze milligrammes pour impressionner les doigts; ainsi les parties plus sensibles à la pression ne sont pas celles qui sont le plus sensibles aux contacts ; la sensibilité générale est donc une fonction complexe.

11 existe un dernier moyen de connaître la sensibilité : c’est de soumettre la peau à la pression d’un tube de caoutchouc contenant une quantité variable de liquide; la faculté d’apprécier ces différences de pression concorde ordinairement avec le pouvoir de localisation. — Si ces facultés qui constituent la sensibilité tactile ou sensibilité pression, et qui nous permettent

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de juger la forme, la consistance, l’étendue, le nombre des corps extérieurs, sont plus développées aux doigts, c'est grâce à l’appareil musculaire, qui permet de saisir les corps et d’en apprécier les qualités. Le sentiment du degré de contraction musculaire forme précisément une des bases de notre jugement.

Outre le sens tactile ou général, la peau a la propriété d’apprécier les températures; maisnous ne jugeons que par'comparaison avec notre propre chaleur. Quand une large surface métallique est appliquée sur les téguments, il en résulte une impression de froid, parce que les métaux, étant mauvais conducteurs du calorique, ne parviennent pas immédiatement à niveler leur température avec ia nôtre.. Sous l’influence des pertes de sang, cette faculté d’appréciation peut se perdre; mais il est rare qu’elle se perde seule.

La troisième espèce de sensibilité est celle que produit la douleur; la peau peut conserver l’impression de contact, et ne pas percevoir la douleur; ce genre d’insensibilité, connu sous le nom d’analgésie, peut donc être entièrement distinct ; il n’est pas rare, en effet, dans les anémies, de trouver des surfaces plus ou moins étendues, qu’on peut impunément exposer à la pression, au chatouillement, aux piqûres, aux courants électriques; les topiques les plus irritants, les vésicatoires, les cautérisations, ne produisent aucune sensation , bien qu’ils déterminent une rubéfaction, une vésication, une destruction quelquefois plus marquée de la peau que dans l’état normal; mais comme la sensibilité peut n’atteindre que les couches superficielles du derme, il arrive souvent plus tard une douleur vraie, persistante, qui indique l’envahissement des nerfs profonds, de sorte qu’en tout état, il est important de surveiller l’application de ces topiques, ou ce qui est plus rationnel, de les placer exclusivement sur les parties restées saines.

Lorsque l’anesthésie occupe les membres supérieurs, les malades perdent la faculté de distinguer les qualités physiques des corps; si la vue n'intervenait pas, ils ne seraient pas avertis de la présence des agents irritants, comme Briquet l’a très-bien observé chez, les hystériques. L’anesthésie des pieds entraîne des inconvénients plus graves encore; les malades marchent d’un pas mal assure et heurtent contre la moindie inégalité du

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sol ; en effet, la marche ne peut s’exécuter que par l’impression tactile qui produit sur la moelle une impression suivie d’une action morbide réflexe; en outre nous ne jugeons de la situation des membres que par la sensation d’activité qui se produit dans les muscles en action ; or, si les muscles et la peau sont anesthésiés à la fois, il ne reste plus que la vue pour nous guider; dès qu’on supprime cette dernière ressource par l’occlusion des paupières, le malade ne peut plus se diriger; parfois même la station est impossible. Ainsi les mouvements sont compromis d’une manière secondaire; le pouvoir de coordonner les mouvements s’affaiblit et il survient dans la motricité une fausse paralysie qui se guérit aussitôt que la sensibilité reparaît. Toutefois, si l’anesthésie, quelle que soit son étendue, est incomplète ou superficielle, la motricité peut s’exercer encore d’une manière indépendante; j’ai vu des malades, aidés du secours de la vision, continuer à marcher bien que le segment inférieur des membres fût devenu insensible.

En général, l’anesthésie des membres compromet toutes les formes de sensibilité ; mais, même dans ce cas, elle ne dépasse pas ordinairement la terminaison des nerfs cutanés; les cordons nerveux conservent toutes leurs propriétés ; si l’on traverse un pii de la peau anesthésiée par une épingle, la sensation n’est perçue qu’au moment où l’instrument arrive au contact de la face interne de la seconde moitié du pli (Turk, Mesnet). Ce fait est en parfait accord avec la physiologie ; car Longet a démontré que les nerfs sensitifs peuvent fonctionner à leur extrémité médullaire et dans une partie de leur trajet, pendant que les filets cutanés sont frappés d’anesthésie.

Rapport des anesthésies avec la circulation. — L’aiiestllésie est

plus fréquente aux extrémités des membres que dans les segments les plus rapprochés du tronc ; la circulation capillaire est en effet plus faible dans les points les plus éloignés; ce qui prouve en outre la participation des capillaires à l’anesthésie, c’est que la température des parties malades s’abaisse ordinairement de 1 à 2 degrés centigrades et les malades y ressentent du froid. L’expérimentation prouve encore mieux cette connexion des deux fonctions: quand on lie l’artère principale d’un membre comme la fémorale, les deux segments inférieurs du mem-

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bre deviennent le siège de fourmillements, de picotements, d’engourdissement; puis la sensibilité se perd, à moins que la circulation collatérale ne ramène une quantité suffisante de sang. Si on pratique la ligature de l’aorte au-dessus des artères rénales, de façon à supprimer définitivement tout le sang, sauf celui qui peut provenir de l’artère épigastrique et des vaisseaux rachidiens, ou si l’on injecte de la poudre de lycopode, la sensibilité s’éteint après quelques instants, et cela de la périphérie vers le centre; en même temps, l’irritabilité électrique des nerfs moteurs se perd de leur origine vers les extrémités; celle des muscles et surtout des vaisseaux ne meurt que plus tard. Si la ligature est placée aussi haut que possible, la portion lombaire de la moelle devient à son tour exsangue et insensible; dans ces cas,’ l’insensibilité des membres peut être une anesthésie d’emprunt ; mais elle est nécessairement la suite des troubles nutritifs locaux qui sont le résultat de la privation ou de la stagnation du sang; elle se manifeste en effet dès que les vaisseaux des nerfs sont videsou remplis de sang stagnant.

La présence du sang ne suffit pas pour faire vivre les tissus; il faut que les éléments nutritifs du sang et surtout l’oxygène soient constamment renouvelés; les nerfs plus encore que les muscles ont besoin de cette incessante rénovation. Dès qu’on rend aux nerfs du sang oxygéné, ils reprennent toutes leurs fonctions; mais si le sang injecté est désoxygéné par un courant d’hydrogène, l’effet est nul, les nerfs ne perçoivent plus les impressions, bien qu’ils conservent encore leurs courants galvaniques normaux.

Ainsi l’innervation est en corrélation directe avec la quantité et la qualité du sang en circulation. Aussitôt que le sang contient moins de globules oxygénifères, par le fait des hémorrhagies ou de la chlorose, les fonctions nerveuses diminuent, et ce résultat est bien plus accusé encore lorsque la circulation vient à se ralentir ou à s’affaiblir dans un territoire quelconque de l’organisme; dans ce cas, on voit simultanément l’innervation perdre son énergie, la circulation des téguments s’amoindrir, la température s’abaisser. Or, c’est précisément le triple phénomène qui caractérise les anesthésies vraies, telles qu’on les observe dans les chloro-anémies.

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Des hyperesthésies de la peau. — Il est pIllS l’are de trouver

chez les anémiques une exallation qu’une diminution de la sensibilité; l’hyperesthésie cutanée se caractérise par des doideurs qui résident exclusivement dans les terminaisons des nerfs de la peau et ne suivent nullement le trajet des troncs nerveux; les téguments dans une étendue ordinairement limitée deviennent d’une sensibilité telle que le moindre contact suflit pour provoquer la douleur; en outre, il se manifeste des douleurs spontanées qui ne s’accompagnent ni de rougeur, ni de lésions de tissus; c’est cet ensemble de phénomènes qui constitue la dermalgie, décrite pour la première fois par Monneret et Fleury en 18/(2, et constatée depuis ce temps dans un grand nombre d'affections nerveuses et humorales.

La dermalgie se montre habituellement d’une manière brusque et disparaît de même'; mais le plus souvent c’est pour reparaître ailleurs ou bien pour alterner avec l’anesthésie qui vient à son tour envahir les parties affectées; parfois la peau est douloureuse et les muscles sont dans un état de contraction. Toujours est-il que ces phénomènes semblent être tous deux sous l’influence des circulations locales qui provoquent certainement des anesthésies là où le sang vient à manquer, des sensations douloureuses là où le sang alllue en plus grande quantité; s’il n’en était pas ainsi, l’hyperesthésie devrait être l’expression d’une surexcitation spéciale comme celle qui résulte, en physiologie, de la section hémilatérale des cordons postérieurs de la moelle.

Névralgies. — La chloro-anémie semble partager avec l’hystérie le privilège de provoquer toutes les formes, toutes les espèces de névralgies, si bien qu’en l’absence de celle dernière cause on manque rarement d’invoquer l’influence étiologique du sang ; mais en défalquant ce qui appartient à l’hyperesthésie cutanée, toutes les douleurs qui doivent être localisées dans les muscles et leurs nerfs, toutes les sensations réflexes qui résultent des affections viscérales, on verra se réduire singulièrement la série des névralgies proprement d tes, c’est-à-dire qui affectent les troncs nerveux de la sensibilité. L’énumération classique comprend la migraine, les céphalalgies, les névralgies de la cinquième paire, particulièrement de ses branches

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sus cl sous-occipitales, les névralgies intercostales, et celles du plexus hypogastrique; tous les nerfs sensitifs semblent donc intéressés, à l’exception du nerf sciatique et du plexus branchial, qui s'affecteraient plus rarement. Mais une analyse rigoureuse des phénomènes douloureux ne permet pas de considérer la migraine comme une névralgie ; les branches faciales du nerf trijumeau sont rarement atteintes, à moins d’altération des dents. La céphalalgie et les douleurs sous-occipitales ont leur siège dans les muscles occipito-frontaux ; enfin, les douleurs qu’on rapporte aux nerfs intercostaux ont plutôt leur siège dans les muscles du rachis ou des côtes. Il ne reste donc que les irradiations hypogastriques et utérines, dont le trajet est loin de correspondre à la distribution anatomique des nerfs génitaux.

Des fatigues musculaires douloureuses.

Tous les observateurs ont noté les douleurs anémiques; quand on a voulu préciser, on les a considérées comme des névralgies; c’était une erreur de localisation, car, de même que les douleurs hystériques si bien décrites par Briquet, elles ont manifestement leur siège dans les muscles. En général, elles occupent la portion charnue du muscle qu’elles suivent jusqu à ses attaches osseuses, et comme ce sont les premières couches musculaires qui sont le plus souvent atteintes, la douleur est superficielle, et c’est là ce qui a fait croire à l'existence d’une névralgie. Prenons pour exemple la douleur du bras: en poursuivant le nerf médian ou tout autre nerf brachial dans son trajet ultérieur, on perd bientôt la trace douloureuse; on constate, en un mot, que la distribution anatomique du nerf et la répartition de la douleur sont étrangères l’une à l’autre. La pression exercée sur le muscle douloureux ne se fait sentir qu’au point comprimé, au lieu d’avoir des points d’élection et de s’irradier le long des cordons nerveux comme dans la névralgie. Dans tous les cas, la pression même modérée avec le doigt exaspère les souffrances, et déterm’ne une sorte de convulsion réflexe, tandis que les élancements névralgiques qui se manifestent surtout spontanément, sont fort pe. augmentés, quelquefois meme diminués par la compression. Ainsi la myosalgie présente et.

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différences radicales avec les névralgies quant au siège anatomique, quant au caractère de la douleur. Il faut ajouter un autre signe non moins accusé qui résulte du fonctionnement de l’organe malade. Tout mouvement, toute contraction ou tension du muscle exagère la douleur, qui se calme presque toujours par le repos absolu ; la névralgie, au contraire, n’est influencée ni par le mouvement, ni par la fatigue, ni même par le repos de la partie malade.

Les douleurs musculaires apparaissent d’une manière soudaine, arrivent rapidement à leur maximum d’intensité, durent peu de temps : c’est le fait des contractions qui sont ordinairement passagères, mais qui peuvent se manifester par une saillie très-caractéristique que l’on voit parfois persister pendant plusieurs heures; toutefois, celte tuméfaction n’est appréciable que lorsque la douleur atteint des muscles volumineux, épais, comme ceux du bras, des cuisses ou du ventre; ceux du thorax sont plus rarement saillants; la contraction des muscles crâniens, intervertébraux et intercostaux ne saurait être visible. Toutes ces contractions, qui passent ordinairement inaperçues, méritent cependant d’être mises en ligne de compte, lorsqu’on veut déterminer l’origine de ces douleurs. Il ne s’agit plus que d’en fixer le siège précis; elles résident dans le muscle, mais comme la fibre musculaire n’est pas sensible par elle-même, il faut de toute nécessité qu’elle affecte les nerfs musculaires pour être perçue. Mais est-ce une hypéresthésie primitive des nerfs sensitifs inter-musculaires, ou de leurs expansions terminales? Celles-ci sont inconnues dans leurs fonctions ; ceux-ci ne sont pas atteints primitivement, puisqu’on dehors du muscle on ne trouve plus de traces de névralgie.

Il ne reste donc qu’une seule supposition à faire, c’est que chez les anémiques les muscles sont constamment sous l’imminence de la fatigue par cela même qu’ils reçoivent peu de sang ou un sang pauvre en globules ; ils subissent facilement les effets de l’énervation; les éléments nutritifs leur font défaut; les échanges gazeux ne s’y font plus que d’une manière incomplète; et, pour ce double motif, il suffit du fonctionnement normal pour les surmener, tandis que les muscles qui se nourrissent et respirent selon les lois normales, n’entrent dans la

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phase de répuisemenl, qu’après des contractions successives, rapprochées, télaniformes. Une (bis que la fatigue a envahi le muscle, tout en restant volumineux, saillant, il détermine une sensation locale de courbature exactement analogue au sentiment de contusion et d’endolorissement général qu’on éprouve surtout dans les membres, après une marche forcée ou un exercice prolongé. Cette douleur résulte, sans doute, de l’effet chimique des produits de la fatigue, parmi lesquels il faut citer l’acide lactique, qui est un excitant énergique des nerfs. La présence de cet acide suffit pour provoquer des sensations douloureuses, lesquelles se transmettent aux organes des nerfs sensitifs du muscle, et de là aux centres nerveux.

Parmi les muscles qui accusent le plus souvent cette souffrance, se placent en premier lieu ceux qui maintiennent la rectitude du tronc, à savoir : les muscles de la nuque, du dos, du thorax, de l’épigastre, des lombes; de là la fréquence des céphalalgies occipitales, des douleurs dorsales et intercostales, dont la réunion constitue ce qu’on décrit à tort sous le nom de névralgies intercostales; de là aussi les douleurs épigastriques si souvent prises pour une véritable gastralgie ; enfin les douleurs des muscles abdominaux auxquelles on n’oppose que trop souvent le traitement des maladies intestinales.

Les muscles des membres sont moins souvent atteints; mais, quand ils deviennent le siège de douleurs, au lieu de songer que leur fonctionnement ne saurait être régulier quand leur nutrition est imparfaite, on met tout sur le compte d’un rhumatisme accidentel, et si la douleur se fixe au voisinage d’une jointure, n’y eût-il même aucune trace de gonflement articulaire, ni de difficulté de mouvoir le membre, c’est la diathèse arthritique qu’on a l’habitude banale d’invoquer.

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