‹ Leçons de pathologie expérimentaleChapitre 46 sur 57 · IV. DIAGNOSTIC DU VERTIGE ANÉMIQUE AVEC LES AFFECTIONS CÉRÉBRALES · texte numérisé non relu

IV. DIAGNOSTIC DU VERTIGE ANÉMIQUE AVEC LES AFFECTIONS CÉRÉBRALES

Congestion cérébrale. - La fréquence du vertige anémique ne saurait se comparer qu’à la rareté de la congestion cérébrale, en tant du moins que celle-ci est primitive et essentielle; cependant dans la pratique, c’est à peine si le nom de vertige oligaimique est connu , tandis que l’hypérémie semble dominer la pathologie de l’encéphale. C’est surtout à la médecine expéi 1mentale qu’on doit la connaissance de l’oligaimie cérébrale; lorsqu’on pratique la ligature des artères carotides et vertébrales, ou bien quand on injecte dans les vaisseaux des substances inertes, ainsi que l’a pratiqué Valpian, il se produit une série de phénomènes qui sont dus exclusivement à I oligaimie de l’encéphale ; si elle envahit le bulbe, il en résulte des vertiges et des convulsions; c’est le premier de ces phénomènes qui se manifeste dans l’oligaimie cérébrale due à l’appauvrissement du sang chez l’homme; les étourdissements, l’incertitude de la marche, les éblouissements, les bruissements d’oreilles sont l’expression synthétique de cet état des centies nerveux. L hjperhémie, et surtout l’hyperhémie veineuse, qui est la plus fréquente de toutes, se signale aussi par le vertige, la demiperte de connaissance, mais, en même temps, par la tendance au coma et à la paralysie. Enfin dans le premier cas, la position horizontale est des plus efficaces; dans la congestion passive, elle exerce d’autant moins d’intluence que les stases veineuses des vaisseaux intra-crâniens sont ordinairement sous l’influence d’un obstacle situé aux orifices du cœur, c’est-à-dire d’une déplétion incomplète de la veine cave supérieure.

Pseudo-congestion cérébrale chez les enfants. — Chez les enfants, les convulsions, partielles ou générales, surtout celles qui coïncident avec la dentition, sont presque toujours attribuées aux congestions cérébrales, et traitées comme les symptômes de l’hyperhémie, par les sangsues et les dérivatifs; mais rien n’est plus dangereux qu’une pareille hypothèse; la congestion primitive du cerveau n’existe point dans l’enfance, quand il n'y a pas de lésion inflammatoire ou organique de l’encéphale et de ses enveloppes (méningite, encéphalite, tubercules cérébraux); sur ce point, je partage le sentiment

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