‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 105 sur 406 · PHASE DE SUREXCITATION · texte numérisé non relu

PHASE DE SUREXCITATION

constances où l'on pratique habituellement Tanesthésie chirui^calet c'est-à-dire lorsqu'on se sert de méthodes se rapprochant plus ou moins de la méthode dite par sidération, ces périodes sont tellement subintrantes qu'il est véritablement bien difflcile d'attribuer à l'un des phénomènes physiologiques dont je viens de parler plutôt qu'à l'autre les résultats qui se produisent.

La troisième loi est celle de la prédominance des effets modérateurs pour une égale excitation. C'est d'ailleurs là un fait absolument général en physiologie et qui a été démontré dans un grand nombre de circonstances fort différentes; pour l'électricité, par les travaux de Baxt et von Frey; pour le sang asphyxique, par les recherches de MM. Dastre et Morat; pour la digitaline, par les beaux travaux de M, François-Franck.

Toutes les fois que l'anesthésie sera conduite avec les ménagements voulus, nous verrons se succéder invariablement toute une série de phénomènes, suivant Tordre réglé par ces trois principes.

Première période. Sommeil anesthésique. — A. Phase de surexcitation. — L'intoxication débute par les hémisphères cérébraux. C'est la phase do surexcitation qui ouvre la marche, phase qui, comme je vous l'ai déjà dit, se traduit par un désordre dans les idées; le délire, des rêves, des hallucinations de toutes sortes. Ces phénomènes sont particulièrement intenses chez les femmes, chez les enfants, chez les alcooliques. Au point de vue pratique, il en résulte la nécessité absolue pour l'opérateur de ne jamais pratiquer seul une anesthésie, et cela pour plusieurs raisons. La première, c'est que l'opérateur a bien assez à faire de s'occuper de son opéralion et qu'il ne doit pas en être dérangé par la surveillance constante qu'exige la pratique de l'anesthésie. En second lieu — j'ai déjà appelé votre attention sur ce fait — il arrive assez fréquemment, chez les femmes notamment, qu'il s'établit une confusion dans la mémoire, lors du retour à l'état normal, permettant d'accepter comme vrais des faits qui ne sont que les résultats d'illusions ou de rêves, et que la conservation de ce souvenir peut donner lieu à des accusations extrêmement désagréables, comme les annales médico-légales nous en ont rapporté maintes preuves.

Pendant cette période de surexcitation, il y a toujours des mouvements irréguliers, désordonnés ou convulsifs, plus ou moins intenses, que certains auteurs, comme M. Duret par exemple, ont

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