h. >. Bobine à la division
souleyé à 15 millimètres de hauteur avant Tanesthésie, n^était plus soulevé qu*à 10 millimètres, cinq minutes après Tinsensibilisation; à 6 millimètres après ving minutes ; et que la hauteur à laquelle ce poids était soulevé allait en diminuant au fur et à mesure que Fanestbésie se prolongeait.
Vous pouvez voir d'ailleurs sur ce tracé la représentation graphique de ces phénomènes obtenus sur une grenouille. Vous verrez qu'avant Fanesthésie une certaine excitation déterminait un tracé musculaire d'amplitude assez considérable. Puis, au fur et à mesure que Tanesthésie se prononce, cette amplitude diminue et il a même été nécessaire d'augmenter l'intensité du courant électrique pour déterminer l'excitation; malgré cela, l'amplitude du tracé musculaire est devenue de plus en plus petite, au fur et à mesure que l'anesthésie a été plus profonde. Fig. 1.
Cette diminution dans le travail du muscle tient, d'une part, à la diminution d'excitabilité du nerf moteur, et, d'autre part, à la réaction du muscle. En ce qui concerne l'action du chloroforme sur le muscle même, indépendamment de ses éléments nerveux, cette action peut être démontrée par une expérience rappelant celle dont je vous ai parlé l'an dernier à propos de la digitaline, l'expérience de François-Franck sur la séparation physiologique de la pointe du cœur.
Il y aurait peut-être à faire à cette expérience la même objection que celle que nous avons faite à propos de la digitaline. Vous savez qu^on admettait que dans la pointe du cœur des animaux à sang froid il n'y avait pas d'éléments nerveux capables de jouer le