‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 147 sur 406 · CONDITIONS ACCESSOIRES · texte numérisé non relu

CONDITIONS ACCESSOIRES

chloroforme, c'est-à-dire lorsqu'on voit se produire ce qu'on a appelé le choc initial, il s'agit presque toujours d'une syncope cardiaque réflexe. Elle se produit de préférence chez des sujets nerveux, impressionnables, affaiblis par des suppurations ou des hémorragies; ou bien encore chez des sujets à irrégularités cardiaques, des sujets dont le myocarde n'est pas en parfait état, ou bien encore des sujets chez lesquels l'arythmie cardiaque est la règle : le chien, par exemple, est tout à fait remarquable à cet égard. Pour ce qui est de l'apnée réflexe, de la syncope respiratoire, son mécanisme est à peu près le même ; mais il est bien rare de voir l'apnée réflexe primitive à cette période de l'anesthésie. Dans toutes ces circonstances, Tanesthésie joue simplement le rôle de cause prédisposante. Comme nous l'avons appris par l'expérience, aussi bien sur les animaux que sur l'homme, au moment où l'anesthésie se produit, la pression est diminuée; les muscles cardiaques, les ganglions et les nerfs accélérateurs, les centres cérébros-pinaux sont affaiblis par suite de l'action toxique générale exercée par la substance anesthésique. Le pouls est déprimé, ralenti, hésitant; et la moindre action exercée sur le pneumo-gastrique est suffisante pour déterminer, dans ces conditions, un arrêt réflexe ; la puissance du pneumo-gastrique étant encore accrue, à ce moment, de la diminution de puissance des antagonistes, tous plus ou moins affaiblis. Il en résulte que toutes causes, quelles qu'elles soient, capables, à ce moment, de solliciter les nerfs d'arrêt, ou d'augmenter la résistance au travail du cœur, vont favoriser dans une large mesure la syncope cardiaque.

Causes occasionnelles. — Ces causes occasionnelles, on peut les ranger sous trois chefs. Elles peuvent être psychiques, réflexes ou mécaniques.

Des causes psychiques sont justiciables les syncopes émotives, ces syncopes qui se produisent sous l'influence d'une émotion vive, d'une peur éprouvée par l'indivividu, émotion accrue encore par les illusions, les hallucinations, les rêves de la période des erreurs de jugement.

L'état mental du sujet est également à tenir en considération dans ce cas. Lorsqu'avant de se soumettre à l'influence de l'anesthésique un individu a la conviction de ne pas souffrir, de voir l'opération réussir et lui rendre la vie normale, il est évident que l'état de ce patient est aussi parfait qu'il est possible de le désirer. Aussi

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