MOYENS DE STIMULATION
étroite, à cause de Finsensibilité dans laquelle se trouve Tindividu; insensibilité qui peut permettre à la sinapisation ou à Taction de la chaleur d^aller beaucoup plus loin qu^on ne le voudrait.
On peut également retirer de très grands avantages de Femploi des lavements stimulants, en utilisant précisément cette persistance des réflexes de la sensibilité sympathique que je vous ai déjà signalée à plusieurs reprises. Un lavement ainsi composé :
Eau tiède 150 grammes.
Essence de térébentine 20 à 30 grammes.
Jaune d'œuf n» 1.
peut rendre dans ce cas de très grands services.
L'ingestion de substances destinées à déterminer une stimulation générale est absolument inutile. D'abord, à cause de l'absence des mouvements de déglutition, cette ingestion peut amener des accidents d'asphyxie par suite de la pénétration dans le larynx, accidents qui sont précisément parmi ceux contre lesquels on cherche à lutter. D'autre part, à cette période de l'anesthésie, la lenteur de l'absorption est telle qu'il n'y a guère à compter sur l'action utile de ces substances stimulantes; de plus, la circulation est réduite au minimum. Ça n'est donc qu'au bout d'un temps assez considérable que l'action stimulante pourrait commencer à se produire.
Il en est autrement des inhalations de vapeurs qui peuvent, lorsque les mouvements respiratoires commencent à reparaître, rendre quelques services. Cependant, ces inhalations de vapeurs sont impossibles à régler; et on risque encore ici une nouvelle syncope, par suite d'une excitation immodérée, si l'individu, venant à faire tout d'un coup une large inspiration, introduisait brusquement dans son appareil respiratoire une quantité un peu considérable de substance irritante. On a proposé, par exemple, les vapeurs d'ammoniaque ou le nitrite d'amyle : c'est précisément dans ces circonstances qu'on peut voir se produire les accidents que je vous signale.
Enfin, on a pensé à recourir à des injections sous-cutanées de médicaments capables d'agir comme stimulants généraux ; telles sont les injections sous-cutanées d'éther, de caféine, de substances antispasmodiques, etc. Dans ces circonstances, la stimulation qu'on peut obtenir est très passagère et bientôt suivie d'une aggravation dans l'état de prostration de l'individu. Dans tous les cas, une pratique