ACCIDENTS TARDIFS
qu*il faut absolument rejeter, c'est celle qui consiste dans Tinjection d*excitanls tétaniques, comme la strychnine, la picrotoxine, et les autres substances de ce genre dont on avait proposé l'emploi pour remédier à ces accidents de l'anesthésie.
La seule injection sous-cutanée qu'il serait logique de pratiquer, c'est celle du sérum artificiel, parce que l'injection du sérum artificiel augmente la tension sanguine et stimule l'activité cardiaque.
Bien entendu, il faut supprimer les causes d'origine mécanique; tirer la langue du malade en prolapsus, et vous avez pour cela des pinces dont je vous ai montré les différents modèles.
Il faut débarrasser le pharynx des mucosités et des corps étrangers, au besoin en allant à leur recherche avec un morceau de ouate hydrophile fixé à l'extrémité d'une pince, en ayant soin de se servir d'une pince à griffes afin de ne pas être exposé à lâcher le morceau de ouate dans le pharynx.
Il faut encore songer à quelques accidents tardifs. Ces accidents tardifs consistent surtout en céphalalgies, nausées, vomissements, toux, attaques d'hystérie, algidité. Ces phénomènes peuvent être combattus efficacement par la médication générale qui leur convient. Pour ce qui regarde, par exemple, les nausées et les vomissements, remploi de la glace, les injections d'atropine et de morphine, les inhalations d'oxygène, les frictions cutanées, le Champagne glacé, donnent d'excellents résultats. En ce qui concerne les attaques d'hystérie, l'emploi des bromures. En ce qui concerne la toux, lorsqu'elle est produite par la congestion pulmonaire, la digitale peut donner d'excellents résultats : si elle est due à une irritation des bronches, la révulsion cutanée, les inhalations de vapeur d'eau saturée de balsamiques, amèneront la sédation. Enfin l'algidité sera très facilement combattue par les frictions stimulantes ou par l'emploi de la chaleur.
Je ne puis terminer ce sujet sans vous signaler, tout au moins, les paralysies post-anesthésiques. On a donné cette dénomination à des paralysies qui apparaissent au cours ou à la suite do l'hypnoanesthésie, n'ayant aucun rapport avec la région opérée, et pour la détermination desquelles l'opération elle-même ne parait jouer aucun rôle pathogénique direct. Quelques auteurs proposent même de les désigner par la dénomination de paralysies post-opératoires, pour bien montrer qu'il ne faut attribuera l'hypnoanesthésie d'autre rôle