‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 168 sur 406 · VALEUR COMPARATIVE DES ANESTHÉSIQUES · texte numérisé non relu

VALEUR COMPARATIVE DES ANESTHÉSIQUES

n'en résulte pas une syncope immédiate, on voit survenir à la suite de i*anesthésie, lorsque Topéré se réveille, une toux opiniâtre, quelquefois même une pneumonie catarrhale, qui sont des accidents consécutifs toujours menaçants et avec lesquels il faut compter.

Valeur comparative de divers anestliésiques. — J*arrive maintenant. Messieurs, aux études de là Commission Anglaise dont je vous ai déjà parlé relativement à la valeur comparative des divers anesthésiques.

Études de la Commission Angolaise. — En 1877, au Congrès de Manchester, la question de Tanesthésie chloroformique fut mise àTétude. Une commission composée de M. Mac-Kendrick, professeur de physiologie à Greenwich, de M. Joseph Coals, professeur de pathologie, de M. Newmann, professeur de chimie pathologique à Glascow, fut constituée pour étudier dans quelles circonstances se produisait le mieux lanesthésie et s*il n'y aurait pas, à côté du chloroforme et de l'éther, les deux seuls anesthésiques à peu près couramment employés à cette époque, d'autres substances capables de réaliser l'anesthésie mieux que les précédentes : cette commission devait en même temps rechercher dans quelles conditions il convenait d'employer les nouvelles substances. Les travaux de cette commission durèrent trois ans, ils ont marqué certainement un progrès considérable dans nos connaissances relatives à l'action des anesthésiques. C'est pourquoi je crois devoir les analyser très rapidement devant vous; et vous verrez que nous allons trouver dans leurs conclusions les preuves de faits dont nous avons déjà acquis la connaissance ainsi que des indications qui ne seront certainement pas inutiles.

La commission s'occupa d'abord de déterminer en quoi consistent les dangers spéciaux de l'anesthésie par le chloroforme; puis, s'il n'y avait pas quelque autre anesthésique, égal ou supérieur dans son action au chloroforme, sans offrir les mêmes dangers.

Les premières recherches de la commission, aussi bien que les faits connus jusqu'à cette époque, l'amenèrent à conclure que le chloroforme exerce son action délétère sur les centres respiratoires et cardiaques, que le danger le plus considérable est celui de la syncope cardiaque, tandis que c'est la syncope respiratoire qui se montre en apparence la plus à craindre. Contre cette syncope respiratoire, on est très bien armé, tandis que contre la syncope cardiaque on est, au contraire, à peu près complètement désarmé. Ce sont préci-

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