PÉRIODE MÉDULLAIRE
vidu soumis à Thypno-anesthésie confirmée par Téther ait conservé le moindre souvenir, même des illusions qu'il a pu avoir pendant celte période de l'anesthésie. Nous avons vu qu'avec le chloroforme celte perte complète du souvenir avait lieu le plus fréquemment; mais, cependant, dans quelques cas, certains individus étaient capables de se souvenir de phénomènes vrais ou d'illusions dont ils avaient été la proie pendant leur sommeil.
Disparition de la sensibilité instinctive. — Bientôt, ce sommeil restant aussi voisin que possible du sommeil normal, est accompagné de la disparition de la sensibilité instinctive; les excitations, les pincements de la peau, les piqûres, qui, jusque-là, produisaient des mouvements de défense démontrés par le retrait des membres, ne produisent plus rien à ce moment. On pourrait caractériser celte phase de sommeil en disant qu'au degré précédent c'était l'homme qui dormait, et qu'à présent c'est l'animal; c'est presque la vie organique qui est en train de s'endormir.
Disparition de la sensibilité consciente. — Puis arrive bientôt la phase de disparition de la sensibilité consciente. On est averti de la venue de cette phase par ce fait que les réflexes sont, non seulement conservés, mais même assez fortement exagérés.
PÉRIODE MÉDULLAIRE. — On entre alors, presque sans transition, ou tout au moins par une transition insensible, dans la période médullaire, qui est caractérisée par la disparition des réflexes. En même temps, cette invasion de la période médullaire est marquée par un degré plus ou moins accentué d'excitation; l'éther, comme toutes les substances qui agissent en déterminant, à la fln, la paralysie du système nerveux, commençant d'abord par l'exciter. Cette excitation de la sensibilité du système nerveux médullaire est même telle, qu'un certain nombre d'observateurs ont signalé, comme conséquence de cette excitation de la moelle, des éjaculations assez fréquentes chez les individus qu'on endort au moyen de l'éther. C'est encore pour la même raison que, chez un certain nombre d'individus qui ont fini par devenir éthéromanes, l'usage de l'éther n'avait, au début, d'autre objet que celui de faciliter et d'exalter les jouissances vénériennes. Les hallucinations erotiques sont, en effet, extrêmement fréquentés et intenses sous l'influence des inhalations éthériques.
PÉRIODE DULBAIRE. — Enfin, si l'hypno-auesthésie est poussée