SÉCRÉTIONS SALIVAIRE ET TRAGHÉOBRONCHIQUE
souvent, de même que la congestion de la face dont je viens de parler, lorsqu'au lieu d'administrer des doses massives de vapeur d'éther on a recours à Tinhalation progressive. Cette toux cependant, disons-le tout de suite, constitue un danger sérieux pour les bronchitiques et pour les individus dont l'appareil pulmonaire est en mauvais état.
Un inconvénient, grave cette fois, de l'emploi de l'éther, consiste dans la salivation, qui est parfois tellement exagérée que le nettoyage incessant de la bouche et du pharynx avec des éponges montées est insuffisant et qu'il faut renoncer à employer l'éther pour obtenir l'hypno-anesthésie. En même temps que cette salivation, on observe une très abondante sécrétion trachéo-bronchique, cause de ce râle trachéal et de ces gros ronchus dont je parlais tout à l'heure, et qui ont été donnés par certains partisans de l'éther comme consti-, tuant une sorte de sécurité, un moyen de surveiller plus facilement l'aneslhésie.
Il va de soi qu'une affection des voies respiratoires est une contreindication formelle à l'emploi de l'éther comme hypno-anesthésique, tant en raison de celte augmentation des sécrétions trachéo-bronchiques que de la production de la toux.
A la période d'anesthésie confirmée on peut voir survenir avec l'éther, comme avec le chloroforme d'ailleurs, des vomissements et des hoquets.
Les partisans quand même de l'éthérisation vont jusqu'à dire, au moins quelques-uns d'entre eux, que ces vomissements et ces hoquets sont extrêmement rares. Mais dans la discussion à la Société de chirurgie dont je parlais tout à l'heure, les choses ont été remises au point, sinon par les adversaires de l'éthérisation, au moins par les partisans mitigés, si je puis ainsi dire, de l'éthérisation, c'est-à-dire par ceux qui, paraissant être dans le vrai, jugent que l'emploi de telle ou telle substance anesthésique est question d'espèce, et que si chez l'un il convient d'employer l'éther, chez l'autre il conviendra d'employer le chloroforme, ou le bromure d'éthyle, ou telle autre substance anesthésique.
Dans tous les cas, on est à peu près d'accord actuellement pour reconnaître que ces vomissements et ces hoquets sont plutôt plus rares avec l'éther qu'avec le chloroforme. On a même cru — et il y a quelques probabilités en faveur de cette opinion — que ces vomis-