‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 231 sur 406 · SYNCOPES · texte numérisé non relu

SYNCOPES

sements et ces hoquets étaient dus à des impuretés de l'élher. En elTet, dans leurs expériences, MM. Chaput, Angelesco et Lenoble les ont vus se produire par séries et ne plus se montrer quand ils changeaient la provenance de Téther qu'ils employaient. Nous trouverons donc là une justification des quelques détails dans lesquels j'aurai à entrer tout ii Vheure pour indiquer les moyens qu'on doit employer pour pui ilier Téther.

Quelquefois le hoquet se présente seul, sans les vomissements, et il est assez intense pour gêner absolument l'opération; mais ce hoquet, comme le hoquet spasmodique, cède assez facilement à la compression simultanée du phrénique et du pneumogastrique pratiquée, avec le pouce, sur le trajet de ces organes au-dessusde la clavicule.

Un inconvénient qui se produit assez fréquemment avec l'éther consiste dans des tremblements et de la raideur musculaire. Ces phénomènes sont, en général, très rares chez les individus normaux; ils sont, au contraire, assez fréquents chez trois groupes d'individus où ils ont été relevés presque constamment sans que l'on puisse jusqu'ici en ihniner une raison plausible : les alcooliques d'abord, les syphilitiques ensuite, enfin les individus peureux, les craintifs.

Quant aux syncopes, je vous ai longuement indiqué en quoi et comment, au point de vue physiologique, l'^élher se différenciait du chloroforme. Je vous rappellerai seulement que la syncope primitive est très rare, je crois même qu'on pourrait dire qu'elle ne s'est pas montrée jusqu'à présent, en tant que syncope primitive laryngoréflexe; je n'entends pas dire par là que, si l'on porte le couteau, par exemple, sur un individu insuffisamment anesthésié avec l'élher, on ne pourra ]>as avoir une syncope laryngo-réflexe ; mais ce ne sera pas alors h véritable syncope primitive, je veux parler de la syncope primitive ijui se produit, sans autre excitation adjuvante, dès les premières inhalations de la substance anesthésique.

La syncope secondaire a donné lieu à quelques accidents. Généralement, il la suite des cas de mort dus à cette syncope secondaire, on a découvert à l'autopsie des lésions cardio-vasculaires qu'on ne soupçonnait pas pendant l'existence et qui pourraient permettre d'inlerpréler, jusqu'à un certain point, cette action nocive de l'éther. Je vous nippe Ile que la syncope secondaire — et j'ai sufGsamment insisté pour montrer que c'était presque exclusivement de syncopes respira-

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