CLASSIFICATIONS BASÉES SUR LA BIOLOGIE
Usus : cachextUy hypochondriasiSy diarrhœa, chlorosiSy dysmenorrhœa.
Laissant alors de côté les caractères naturels, on a tenté de fonder plusieurs espèces de classifications sur les caractères tirés de la biologie. On doit à CuUen, Brown, Broussais, Rasori, les premiers essais de ce genre constituant les exposés doctrinaires les plus remarquables. Au lieu de tenir compte seulement de Faction phénoménale, visible, des médicaments pour les catégoriser, ces réformateurs ont cherché à pénétrer Taclion intime, supposée, de la substance qu'ils jugeaient active et, sur ce terrain, ils n'ont pas tardé à abandonner l'observation et l'expérience pour y substituer le raisonnement.
L'étude de l'action exercée par les substances médicamenteuses est, en effet, l'une des plus difficiles et des plus délicates des sciences médicales : que d'habitude de l'observation, que de sagacité ne faut-il pas pour démêler, dans l'action d'une drogue complexe, la part qui revient à chacun des principes actifs au milieu des phénomènes accessoires! Encore ne serions-nous jamais absolument et scientifiquement sûrs de nos interprétations, si l'isolement, au moyen de la chimie, de principes définis et constants ne nous permettait de reproduire à volonté les phénomènes véritablement essentiels et fondamentaux qui caractérisent l'action médicamenteuse.
Si, d'autre part, nous tenons compte de ce fait que, pour un même organisme, la modalité de la réaction vis-à-vis du médicament est modifiée suivant que cet organisme est sain ou malade, nous comprendrons combien il est difficile d'assigner aux remèdes la part réelle qu'ils peuvent avoir dans les changements survenus à la suite de leur usage.
Les observations aussi bien que les expériences à ce sujet présentent beaucoup d'incertitudes et de difficultés et sont passibles de beaucoup d'erreurs. Les circonstances réalisées soit, d'une part, par l'évolution de la maladie, ou, d'autre part, par le mode d'administration du médicament, pour ne parler ici que des principales, venant à changer, les impressions et les effets qui en résultent sur l'économie ne sauraient être les mêmes. Gomment prévoir les variations infinies de ces circonstances par toutes les causes tant internes qu'externes?
La maladie, comme l'a fort bien dit Littré, est une expérience
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qui ne peut se recommencer; et il est arrivé parfois que, dans des conditions en apparence identiques, on détermine, à Taide d'un même remède, une action précisément opposée à celle que Ton cherche et qu'on avait déjà obtenue antérieurement. La vive et mobile sensibilité de l'oi^anisme humain le livrant à l'influence d'uoe foule d'agents divers, c'est uniquement par le secours de l'observation la plus attentive, unie à l'expérimentation qui tentera de reproduire ces mêmes phénomènes dans des conditions bien déterminées, qu'on pourra parvenir à lui appliquer des remèdes, précisément dans les circonstances qui les indiquent, et qu'on sera en droit d'en attendre certains effets déterminés. Encore aura-t-on le plus souvent bien de la peine à constater si les remèdes ont effectivement, dans les changements dont on 'sera témoin, une part quelconque. Tant de circonstances étrangères peuvent avoir produit les effets observés ou bien les avoir altérés au point de rendre leur véritable cause impossible à reconnaître!
Mais, ce qu'il est encore plus difficile de démêler, c'est la vertu, la qualité particulière, qui rend un médicament capable de produire tel ou tel effet. Si nous pouvons, dans certains cas, parvenir à découvrir le mécanisme à l'aide duquel cet effet se produit, à cela doit se borner notre ambition.
Les classifications de Brown, de Broussais et de Rasori n'ont plus maintenant qu'un intérêt historique. Les théories de l'irritabilité ou de l'inflammation présidaient en effet à ce classement; et le simple énoncé des substances contenues dans un même groupe suffit pour montrer à quel abus peut entraîner l'esprit de système et l'asservissement aux doctrines pathologiques régnantes.
Brown, pour qui tout se réduisait aux diathèses sthénique et asthénique, auxquelles correspondaient les stimulants et les affaiblissants, Brown rangeait parmi les stimulants fixes : la nourriture animale, le vin, l'air pur, le mouvement, l'application de l'esprit, les sensations agréables, le calorique, le quinquina, la moutarde, le fer, la scille, la gomme ammoniaque, le mercure, l'aloès, les aromatiques, le thé, le café; parmi les stimulants diffusibles : les vins spiritueux, l'alcool, le musc, le camphre, l'opium, l'alcali volatil, Téther. Les affaiblissants comprenaient : le froid, l'air impur, la soustraction du sang, l'exagération des sécrétions, les sensations désagréables ou faibles, le sommeil, l'eau fraîche, le repos.
La doctrine thérapeutique de Broussais, tout en accordant à l'irritation la prépondérance que Brown accordait au contraire à l'asthénie, n'est, comme la précédente, qu'une sorte de division dichotomique dans laquelle les affaiblissants comprennent presque la totalité des agents médicamenteux. Pour lui, toutes les actions thérapeutiques peuvent se ramener à trois chefs : 1** débililations, 2° stimulations directes, 3^ médications révulsives ou indirectes.
Adoptant à la fois les idées de Brown sur l'hyposthénie et l'hypersthénie et les tendances localisatrices et concrètes de Broussais, l'école de Rasori divise encore les agents médicamenteux en hyposthénisants et en hypersthénisants, mais elle établit dans ces deux divisions des groupes correspondant à Vaction élective de la substance sur un organe, un appareil ou un système analomique.
A cette notion d'électivité qui apparaît pour la première fois, se joint cette conception que l'action dynamique d'une substance médicamenteuse ne peut revêtir que deux types : l'élévation ou l'abaissement du rythme de la vitalité.
Cependant, il faut reconnaître à ces Ecoles l'avantage d'avoir compris, dans leurs classifications, les moyens hygiéniques qu'il convient d'employer pour la cure des maladies.
A répoque où les doctrines rasoriennes étaient à leur apogée, Alibert professait à la Faculté de Paris que la thérapeutique est inséparable de la physiologie. Pour lui, la thérapeutique constituait la science des rapports des médicaments avec la vie; et il estimait que si, tant qu'un médicament n'est pas appliqué à l'organisme vivant, il peut appartenir à l'histoire naturelle, par contre, dès qu'il s'agit d'apprécier ou d'interpréter son action sur l'économie vivante, c'est la physiologie seule qui peut nous éclairer : la chimie, la physique, l'histoire naturelle, ne font que fournir les matériaux mis en œuvre par la pharmacologie et la thérapeutique. Il classe en conséquence les agents médicamenteux d'après leur action sur les fonctions d'assimilation, les fonctions de relation et les fonctions de reproduction, suivant en cela la division admise à cette époque en physiologie.
A partir de ce moment le nombre des classifications proposées devient de plus en plus considérable; et même les thérapeutes qui, à l'exemple de Trousseau et Pidoux, semblent professer un certain dédain pour les classifications, se voient obligés, en raison de la
quantité et de la variabilité des sujets à étudier, d'admettre une division fondée sur des caractères plus ou moins précis.
Avec Trousseau et Pidoux apparaît la tendance à établir la classification d*après la finalité thérapeutique, c'est-à-dire d'après le but qu'on se propose par l'administration du médicament. Cette même tendance se retrouve, encore plus accentuée, chez Pereira et Requin.
Pour Forget, une bonne classiGcation ne peut reposer que sur l'effet physiologique primitif du médicament : l'effet thérapeutique ou secondaire n'étant, à vrai dire, qu'un accident qu'on se propose pour but, mais qui n'est qu'éventuel.
En Allemagne, avec Binz d'abord, plus tard avec Bucheim et Schmiedeberg, les classifications sont purement chimico-physiologiques et applicables surtout à l'étude de la matière médicale. Il en est de même en Angleterre où, dans ces dernières années, Lauder- Brunton, tout en insistant expressément sur l'action physiologique des agents médicamenteux, les range encore d'après leurs propriétés naturelles.
La vive lumière que la physiologie et l'étude de l'action physiologique des médicaments ont apportée dans l'interprétation de l'action médicamenteuse, ne pouvait manquer de séduire des esprits naturellement enclins à rechercher la raison des choses.
Rabuteau proposa, l'un des premiers, une classification entièrement basée sur l'action physiologique des substances médicamenteuses. Il les divise en : modificateurs de la nutrition, modificateurs de l'innervation, modificateurs de l'innervation et de la myotilité, modificateurs de la myotilité, modificateurs des sécrétions et des excrétions, éliminateurs, astringents révulsifs et caustiques chimiques, antiseptiques et désinfectants. Les subdivisions sont basées sur la façon dont les médicaments influencent la fonctionnalité de tel ou tel système, appareil ou organe.
Il semblerait au premier abord, par la simple énumération des catégories que je viens de vous énoncer, que la finalité thérapeutique ait guidé Rabuteau dans la formation de ces classes; mais, en lisant son ouvrage, on constate que les qualités sur lesquelles est fondée la répartition des médicaments dans telle ou telle division, sont puisées exclusivement dans leur action physiologique.
A l'exemple de Rabuteau, non seulement Germain Sée adopta
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pour base de sa classification le physiologisme le plus pur, mais il alla même jusqu*à nier la spécificité thérapeutique, comme si la simple négation d'un fait, cependant bien aisément conslatable, devait suffire à le faire rejeter. Ce système ne pouvait aboutir qu'à la confusion du mécanisme de Faction intime avec l'action physiologique apparente; aussi, après avoir vivement attaqué la spécificité, son auteur est-il obligé de faire des groupements de diaphorétiques, de vomitifs, de purgatifs, etc., retombant dans cette spécificité qu'il avait niée au début.
En outre, et c'est là du reste un défaut commun à toutes les classifications basées exclusivement sur l'action physiologique, il faut n'envisager, dans des médicaments à actions physiologiques multiples, que Tune de ces actions, arbitrairement choisie comme type.
Mais, Messieurs, il y a des objections encore plus sérieuses à faire aux classifications tirées exclusivement de la physiologie : d'abord, les modalités imposées par l'idiosyncrasie à l'action physiologique de chaque substance sont variables à l'infini, cette action nous est donc toujours incomplètement connue; de plus, l'imperfection de nos connaissances dans le domaine de la pathologie vient encore ajouter à cette difficulté. Nous savons bien que l'organisme malade réagit, le plus souvent, pour ne pas dire toujours, d'une façon différente de celle suivant laquelle réagit l'organisme sain vis-à-vis d'une même substance médicamenteuse; mais nous ignorons la nature et la raison de cette différence. Enfin, il est, la plupart du temps, impossible de prendre l'organisme humain comme sujet d'études, et les effets produits sur l'homme par un médicament ne sont pas absolument identiques à ceux obtenus dans l'expérimentation sur les animaux : bien plus, nous savons que ces effets peuvent diCférer d'une espèce animale à une autre.
Quant à l'action intime, moléculaire, ce qu'on a appelé le mécanisme pharmacodynamique de la substance médicamenteuse, elle paraît actuellement en dehors de l'atteinte de nos sens; et sa considération ne peut conduire qu'à de pures hypothèses et à la création de systèmes.
Il nous reste donc, comme dernière ressource, une classification basée sur la finalité thérapeutique. Elle est empirique, il est vrai ; c'est la constatation pure et simple du résultat. Adoptée cependant par des esprits éminents, elle a montré de quel intérêt était son
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emploi dans l'étude de la thérapeutique et de quelle utilité elle pouvait être dans Tétude de la pharmacologie. Elle arrive à constituer des groupements fondés sur une certaine somme de ressemblances plutôt qu'une véritable classification.
Déjà, il y a cent ans, Cabanis écrivait : < La meilleure matière médicale serait celle qui présenterait, ou suivant Tordre du traitement, ou d'après la classification des effets généraux, le relevé fidèle des observations, recueillies au lit des malades, sur les propriétés des médicaments >. C'était bien adopter la finalité thérapeutique comme moyen de groupement.
Fonssagrives a tiré un excellent parti de cette méthode dans ce qu'il a appelé modestement un arrangement des agents thérapeutiques, classification qu'il qualifie de clinique dans son but et d'analytique dans ses procédés. Il estime que toute caractérisation des médicaments ne peut, sous peine d'être insignifiante ou stérile, porter sur les qualités propres de ces médicaments, abstraction faite de leur usage; que l'action physiologique n'est jamais tellement unique et constante, en face des modalités infiniment variées que ridiosyncrasie lui imprime, qu'on puisse asseoir sur elle une classi- Ccalion utile; que l'aclion intime, moléculaire, est encore plus sujette à l'erreur; qu'on ne peut concevoir la possibilité de ranger un même médicament dans un seul groupe, parce que chaque agent médicamenteux constitue un faisceau thérapeutique dont les éléments séparés peuvent appartenir à des groupes variables, quelquefois même éloignés les uns des autres; qu'enfin l'ordre thérapeutique, c'est-à-dire basé sur les indications, sur la finalité, est le seul qui puisse permettre d'arriver à une classification non pas irréprochable, mais utile.
Il regarde le médicament comme l'instrument de l'indication; et, au lieu de rapprocher les agents médicamenteux d'après la somme de leurs ressemblances de propriétés ou d'action physiologique, il les classe suivant leurs indications, les disposant, dit-il, comme on dispose les instruments dans un arsenal de chirurgie, suivant leur finalité opératoire et non pas suivant leurs ressemblances contingentes de forme, de grandeur, de matière, etc.
Il répartit les médicaments en trois grandes classes : les médicaments éiiocratiques ou neutralisants de la cause spécifique des maladies; les médicaments biocratiqnesy ou modificateurs de l'état fonc-
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tionnel; enfin les médicaments nosopoiétiques ou créateurs d*actes morbides artificiels.
Sa première classe, celle des neutralisants des causes spécifiques de la maladie, se subdivise en sept groupes : neutralisants de diathëses, neutralisants de miasmes, neutralisants de virus, neutralisants de venins, neutralisants physico-mécaniques, neutralisants physico-chimiques, parasiticides. Chacun de ces groupes est lui-même subdivisé en un certain nombre de sous-groupes, de sorte qu'en faisant même abstraction de Tincertitude que laissent dans Tesprit les termes de diathèses, miasmes, virus, on arrive à une extrême complication et on trouve en somme, rapprochés les uns des autres, des médicaments dont l'action prédominante est fort différente.
Sa seconde classe, celle des modificateurs de Tétat fonctionnel, prête peut-être moins à la critique; elle se divise également en sept groupes : modificateurs de l'action nerveuse, modificateurs de l'activité circulatoire, modificateurs de l'état du sang, modificateurs de la calorification, modificateurs de la nutrition, modificateurs des appétits organiques, modificateurs des sécrétions. Les subdivisions sont basées ici sur cette considération qu'on ne peut modifier une fonction que de trois façons : en élevant le rythme de son activité, ou bien en l'abaissant, ou bien en régularisant son action si elle est troublée.
Quant à sa troisième classe, elle comprend douze divisions dans les subdivisions desquelles rentrent, à des titres divers, tous les médicaments qui ont déjà figuré dans l'une ou dans l'autre, parfois même dans l'une et l'autre, des deux premières classes.
Je ne conteste pas que cet arrangement, comme Ta appelé Fonssagrives, ne présente quelque avantage à celui qui désire trouver, dans l'arsenal thérapeutique, le moyen de réaliser telle ou telle indication : mais tout en reconnaissant avec lui, ce qui me paraît d'ailleurs incontestable, qu'on doit voir de$ médicaments multiples dans un inême médicament^ il est impossible de ne pas reconnaître que ce Maître est tombé dans l'abus et a inutilement multiplié les subdivisions.
J'ajouterai que la part faite à l'action physiologique est vraiment par trop minime et, à Theure actuelle, en présence des progrès considérables que la physiologie a permis à l'élude des agents médicamenteux de réaliser, des horizons nouveaux qu'elle lui a ouverts, il ne me paraît pas possible d'en tenir aussi peu compte.
M. Slokvis (d'Amsterdam) a émis récemment la même opinion;
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et, dans ses legons de Pharmacothérapie, il adopte une classification qui se rapproche beaucoup de celle de Husemann (de Gôtlingue). Il répartit les médicamentSj sans s'inquiéter des autres agents thérapeutiques, en trois grandes classes : le¶siticidesy les topiques ou médicaments à action locale, les télédynamiques ou médicaments à action éloignée. Quant aux subdivisions, elles sont basées sur des considérations relatives à TefTet thérapeutique qu'on se propose, aux organes dont on veut modifier la fonction, enfin à la nature des processus en vertu desquels ces modifications s'accomplissent. Les télédynamiques, par exemple, se subdivisent en hématiques, hémalocinéliques, altérants, adéniques, antipyrétiques, névrotiques. Le groupe des hématiques est lui-même constitué par les albumineux, les huileux, les calciques, les martiaux.
Je ferai à cette classification le reproche de ne pas tenir compte d'un nombre fort important d'agents thérapeutiques qui ne sont pas des drogues proprement dites, et de rapprocher des médicaments en contraste flagrant d'action ou d'effet, en même temps qu'elle disjoint des médicaments à action analogue. A vrai dire, ce dernier reproche est imputable à peu près à toutes les classifications ; mais ici nous voyons les sels métalliques, sans distinction, faire partie de la classe des topiques, groupe des irritants, subdivision des caustiques; ils ne sont représentés nulle part ailleurs, si ce n'est dans la subdivision des irritants du tractus intestinal. De même, le groupe des hématocinétiques, qui se subdivise en cardiotoniques, angiotoniques et angioplégiques, ne comprend que des modiflcateurs nerveux ou névro-musculaires.
Malgré certains avantages, cette classification ne répond pas à ma conception du rôle des agents médicamenteux, et je lui préférerais encore celle de Fonssagrives.
Les difficultés de tout ordre sont tellement multiples dans la tâche qui consiste à établir une classification utile^ qu'on serait tenté d'y renoncer si le besoin ne s'en faisait impérieusement sentir pour mettre de l'ordre et arrêter un programme d'études des nombreux agents dont la pharmacologie doit chercher à découvrir le mode d'action sur l'organisme humain, ainsi que les meilleures formes d'emploi, pour les mettre ensuite au service de la thérapeutique.
Aussi, ne croyez pas, Messieurs, qu'en étudiant et critiquant les principales classifications proposées en thérapeutique, j'aie perdu de