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PROCÉDÉS DE CLOVER, D'OBALINSKY

36 à 48 heures; il est presque inutile de dire qu*il est absolument contre-indiqué dans les états dépressifs. De plus, il semble qu*on ajoute volontairement ici les inconvénients les uns aux autres : inconvénients du chloral quant aux accidents cardiaques, et inconvénients de la morphine quant aux accidents respiratoires.

Procédé de Clover. — Un médecin anglais, Clover, a proposé d'utiliser Tanesthésie très courle que produit Tinhalation du protoxyde d*azote, lorsqu'on le respire à la pression normale, pour supprimer la phase d'excitation de l'éther. Vous vous souvenez que nous avons reconnu, dans notre dernière réunion, que le protoxyde d'azote pouvait déterminer une anesthésie très courte lorsqu'il est inhalé à la pression normale, et que cette anesthésie se produisait sans excitation ; eh bien, Clover propose de sidérer d'abord le patient par l'inhalation de protoxyde d'azote et de continuer, sans transition, l'anesthésie par l'éther.

C'est là un procédé qui a dû être abandonné pour plusieurs raisons : la première, parce qu'il nécessite une installation véritablement par trop compliquée; et puis, d'un autre côté, c'est l'anesthésie par l'éther avec tous ses inconvénients habituels, et véritablement sans aucun avantage.

Je vous rappelle que, pour l'emploi du protoxyde d'azote, il est nécessaire d'utiliser un dispositif spécial; et ce dispositif est encore plus compliqué ici parce qu'il faut se servir d'un masque particulier, masque muni de deux orifices d'arrivée, l'un pour le protoxyde d'azote, l'autre pour les vapeurs d'éther. Pour le protoxyde d'azote, il faut se servir de gaz liquéfié, contenu dans des obus où il est à l'état liquide; il faut le réchauffer et le saturer de vapeur d'eau si l'on veut avoir un protoxyde d'azote qui ne détermine pas d'accidents, puis le mettre en communication avec le masque; enfin, la vapeur d'éther doit arriver presque immédiatement, sans transition ni suspension des inhalations; et le mélange de protoxyde d'azote et de vapeurs d'éther constitue un mélange détonant extrêmement violent : c'est donc un procédé à rejeter complètement.

Procédé d'Obalinsky. — Le procédé d'Obalinsky consiste dans remploi de la cocaïne et du chloroforme; c'est là une tentative enipirique justifiée, dans une certaine mesure, par l'action des deux substances sur les éléments nerveux.

Après une chloroformisation légère, Obalinsky injectait à ses

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m^laiJes Je 2 à 5 centigrammes de chlorhydrate de cocaïne en solulioii k 3 pour 100 : une dose moindre de chloroforme suffit pour amener Fanesthésie, et surtout pour Tentretenir; les vomissements sont [ilus rares; au réveil, certaines sensations, celle de courbature entre autres, qui est si pénible, sont supprimées : enfin, Obaliiisky aurait observé une atténuation de Texcitation nerveuse : mais ses observations n'ont pas été vérifiées par tous les chirurgiens qui ont cherché à employer cette méthode, et je crois qu'elle est à peu près complètement abandonnée maintenant. Nous allons voir bientôt, d^aillenrs, qu'il peut n'être pas toujours sans danger d'employer, pour faire des injections hypodermiques, des solutions de chlorhydrate de cocaïne à 3 pour 100.

Procédés de Stefani et Vachetta, de Billroth. — Il en est à peu prés de même de la méthode mixte de Stefani et Vachetla, consistant dans l'emploi de l'alcool et du chloroforme, ou bien de l'alcool et de 1 élher. 11 faut faire une exception pour le procédé de Billroth, qui cuiisiste dans l'emploi d'un mélange d'alcool, de chloroforme et d'éther; ce mélange parait être encore assez usuellement employé en All(^magne, et il est assez fréquent pour que Guthrie ait fait figurer les cas d'anesthésie obtenue par ce mélange dans son tableau des statistiques.

Le principe sur lequel rej)Ose cette méthode d'anesthésie mixte, c'est que la syncope et l'asphyxie seraient moins à craindre, d'après ies auteurs italiens dont je parlais tout à Theure, après ingestion d'alcool : de plus les phénomènes consécutifs, surtout les vomissement;^^ la somnolence prolongée, l'abaissement de température, seraient, toujours d'après ces auteurs, moins accusés à la suite d'insiesUon d'alcool; enfin, Tanesthésie serait plus rapide et obtenue avec une quantité moindre de chloroforme. Ce procédé n'est du reste pas sans présenter quelque analogie avec l'emploi du pseudo-chlorure de méthylène de Spencer-Wells (mélange de chloroforme et ïl\ilt»fMi! jnéthylique), et il n'est autre chose que le procédé de Quinf|uaud (mélange de chloroforme et d'alcool éthylique) dont je vous ai déjà parlé à propos des mélanges titrés.

Les expériences faites sur les animaux, en poussant à outrance ce prof^éJt? d'anesthésie, n'ont pas du tout vérifié ces vues théoriques; et eu elVet, lorsqu'on met des animaux sous l'influence de l'alcool, dès que lu quantité en est un peu considérable et qu'ensuite on essaie

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