‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 270 sur 406 · TECHNMQUE DU PROCÉDÉ DE DASTRE ET MORAT · texte numérisé non relu

TECHNMQUE DU PROCÉDÉ DE DASTRE ET MORAT

Le bénéfice qu'on peut tirer de Temploi de ce procédé est démontré surtout par la physiologie expérimentale : on en obtient constamment et régulièrement de bons résultats lorsqu*on l'emploie sur les animaux, tandis que sa mise en œuvre pour la chirurgie humaine n'est pas toujours et invariablement suivie du même succès. On emploie en physiologie opératoire une solution contenant 20 milligrammes de chioriiydrate de morphine et 2 milligrammes de sulfate neutre d'atropine par centimètre cube d'eau distillée, et on injecte un demi-centimètre cube de cette solution par kilogramme du poids de l'animal; on administre ensuite le chloroforme, et lorsqu'on opère sur le chien — Je vous ai signalé à plusieurs reprises la susceptibilité de ces animaux vis-à-vis du chloroforme — on n'observe jamais d'accident; au lieu d'employer le chloroforme à la dose de 60 et parfois jusqu'à plus de iOO granimes, une dose de 2 à 3 grammes suffit pour obtenir une arioslfit'sie parfaite d'une durée de deux heures.

Pour la chirurgie humaine, le mode opératoire auquel on s'est arrêté est le suivant : 15 à 30 minutes avant l'opération on pratique une injection sous-cutanée d'un centimètre cube et demi d'une solution ainsi composée :

( Clilorhydrale de morphine Dix cenligrammes.

? Siilfate d'atropine Cinq milligrammes.

(Eau distillée de laurier-cerise Q. S. pour 10 centi.-cubes.

On injecte donc un centigramme et demi de chlorhydrate de morphine et tinviron 7 dixièmes de milligramme de sulfate d'atropine : eh hieiî, sous l'influence de cette injection préalable aux inhalations cliloroforniiques, on évite les syncopes cardiaques, puisque le trajet des réflexes est en quelque sorte coupé pour les excitations périphériques; on évite principalement les syncopes secondaires, qui, comme vous le savez, en ce qui concerne les syncopes cardiaques, sont pailtculièrement importantes. On supprime également l'agitation du début. Mais, un fait qui a une grande importance au point de vue de certaines opérations, c'est la suppression des mouvements de déglutition et de sputation, ainsi que des vomissements et du tremblement général qu'on observe souvent au cours de l'anesthésie.

En cela, d'ailleurs, ce procédé se rapproche du procédé de Claude Bernard et de Niissbaum, c'est-à-dire du procédé morphine et chloroforme, mais il a sur ce dernier un certain nombre d'avantages; et,

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