‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 272 sur 406 · INCONVENIENTS · texte numérisé non relu

INCONVENIENTS

^ filets accélérateurs, tant cardiaques que viscéraux et pulmonaires. Par

conséquent, la dose dont je parlais tout à Theure, qui est de 7 dixièmes de milligramme, est plutôt une dose relativement élevée; mais c'est une dose, dans tous les cas, fort modérée, étant donné surtout qu'elle est injectée concurremment avec une dose de un centigramme et demi de chlorhydrate de morphine, qui possède, en ce qui concerne certaines actions physiologiques, une action antagonistique de celle du sulfate d'atropine.

Un des inconvénients que l'on a reprochés encore à cette méthode consiste en ce qu'elle facilite la syncope tertiaire en abaissant la résistance et, surtout, h, réactivité de l'individu.

Ce reproche n'est peut être pas aussi absolu que le veut M. Poncet, de Lyon, qui s'est déclaré hautement l'adversaire de ce procédé. D'après lui, la quantité de chloroforme administrée ne serait pas tellement différente de celle nécessaire lorsqu'on l'emploie seul pour que la syncope tertiaire, l'apnée toxique ne soit pas à craindre. Je répète ce que je disais tout à l'heure, que cela dépend beaucoup de la façon dont l'administration du chloroforme est dirigée, puisque l'expérience démontre que la quantité de chloroforme peut être de 20 à 30 fois moindre que la quantité nécessaire pour produire l'anesthésie quand il est employé seul.

On a encore reproché à ce procédé de laisser persister assez longtemps le sommeil post-opératoire. A cela, les partisans delà méthode répondent que ce sommeil post-opératoire ne doit pas être considéré comme un inconvénient, à la condition qu'il ne soit pas comateux, bien entendu; et le sommeil qui succède à l'injection atropo-morphinée ne présenterait pas ce caractère.

On lui a reproché encore de faciliter les accidents respiratoires en raison de la prédominance de l'action de la morphine. Mais ici. Ton peut répéter ce que je vous ai dit si souvent, que ces accidents peuvent être conjurés par la respiration artificielle, sauf l'apnée toxique, qui doit être ici laissée de côté.

Enfin, j'ajouterai que c'est toujours une question d'espèce, de susceptibilité, de tolérance individuelle ; et il est vraiment impossible de pouvoir compter, toujours et invariablement, sur des avantages même justifiés par des considérations de toute sorte, si parfaitement précises qu'elles soient, comme celles que je viens de mettre en évidence devant vous, pas plus que de pouvoir compter sur une anesthésie

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