‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 299 sur 406 · PROCEDE DE CORNING ET OBERST · texte numérisé non relu

PROCEDE DE CORNING ET OBERST

une fois ou deux autour du membre, soit avec un simple anneau de caoutchouc d'un diamètre un peu moins considérable que celui du membre sur lequel on veut pratiquer Topération, — on obtient une analgésie absolue de toute la région innervée par le nerf au voisinage duquel on a pratiqué Tinjection, et on arrive, précisément à cause de Faction exercée par la solution de cocaïne sur des troncs nerveux relativement un peu considérables, à éliminer en quelque sorte les réflexes périphériques sensitifs et à pouvoir pratiquer une opération qui, au premier abord, aurait pu paraître impraticable avec la seule solution de cocaïne.

Braun, dans son étude, insiste beaucoup sur la constriction préalable par la bande ou par le tube de caoutchouc, et surtout sur ce fait, qu'il est absolument indispensable de réduire au minimum nrrigation sanguine de la région dans laquelle on va pratiquer l'opération. S'il s'agit d'un membre supérieur, par exemple, on obtiendra le meilleur résultat en faisant tenir au malade, pendant un certain temps, le bras levé de manière à diminuer l'afflux sanguin dans le membre; puis lorsque cet afflux aura atteint son minimum, grâce à cette manœuvre, on pratiquera à ce moment l'ischémie à l'aide de la bande en caoutchouc : il est à noter que plus la partie est exsangue, plus parfaite est Tanesthésie obtenue avec la solution de cocaïne. De plus, il insiste également sur un point que Reclus a signalé déjà le premier, c'est l'obligation de faire les opérations avec une solution de cocaïne fraîchement préparée. En effet, un grand nombre des échecs qu'on a pu rencontrer relativement à l'analgésie produite par la solution de cocaïne, serait dû à ce que la solution était préparée depuis un temps déjà assez considérable. L'expérience a montré que des solutions de cocaïne dont la préparation remontait à plus de deux ou trois jours commençaient déjà à perdre une partie de leur pouvoir analgésique; au bout de cinq à six jours, la solution de chlorhydrate de cocaïne est devenue à peu près absolument impropre à déterminer l'analgésie.

Enfin, dans cette étude, Braun rapporte non seulement des faits de sa pratique, mais des faits de la pratique de Manz (de Freibourg), de Honigmann (de Breslau), d'Arend (d'Anvers). Il insiste également sur la susceptibilité individuelle qu'on rencontre assez fréquemment dans ces sortes d'opérations. Ainsi, chez la plupart des sujets chez lesquels il a pratiqué des opérations — en nombre assez

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