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PERTE TEMPORAIRE DE LA NEURILITÉ

talions faites à la périphérie, en dehors de la zone cocaïnée, n'éveilleront pas la douleur; s'il s'agit d'un nerf moteur, les excitations faites en dedans de la zone cocaïnée ne produiront aucune action motrice sur les muscles innervés par ce nerf; l'excitation transmise est donc aussi bien supprimée, sous l'influence de la cocaïne, que l'excitation réflexe.

Mais les expériences que je vous ai citées ont pour nous un intérêt plus considérable encore; celles, par exemple, relatives aux eETeis déterminés par l'action de la cocaïne sur le vago-sympathique sont extrêmement importantes parce qu'elles contiennent la démonstration a priori d'une action paralysante locale exercée par la cocaïne sur tous les nerfs, de quelque nature qu'ils soient. Vous savez, en effet, que les nerfs vago-sympathiques sont tout à la fois aussi bien des nerfs moteurs que des nerfs sensitifs, des nerfs vasculaires, sécréteurs, etc. Toutes ces propriétés fonctionnelles du tissu nerveux sont aussi bien paralysées sous l'influence de la cocaïne. Quand je dis aussi bien, je m'exprime mal, car il y a, en réalité, une question de temps à faire intervenir, ainsi que je vous l'ai déjà dit et que nous aurons l'occasion d*y insister en étudiant plus à fond les propriétés physiologiques de la cocaïne : nous verrons qu'en réalité ce qui a pu donner naissance à cette théorie du curare sensitif que je vous ai déjà citée, c'est ce fait que la sensibilité d'un nerf mixte est incontestablement atteinte avant ses autres propriétés ; c'est la sensibilité qui, la première, éprouve l'influence de la cocaïne.

Cette influence exercée par la cocaïne sur la sensibilité est suivie, à très bref délai, d'une influence du même genre exercée soit sur la motilité, soit sur les autres propriétés fonctionnelles du nerf. A ce sujet, M. François-Franck fait remarquer avec raison les variations de résistance que présentent les divers éléments nerveux doués d'attributions différentes au point de "vue physiologique fonctionnel; et il pense que ces variations dans la résistance à l'action de la cocaïne permettent de conclure, à nouveau, contre la théorie de l'unité fonctionnelle du tissu nerveux, théorie qui, comme vous le savez, a été grandement en faveur pendant un certain temps.

De plus, l'action suspensive est absolument locale, comme nous l'avons vu, car une fois que le contact de la cocaïne est supprimé, j'ai insisté beaucoup sur ce fait que le nerf revient complètement à l'état normal, il ne subit en quoi que ce soit d'influence mauvaise

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