‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 325 sur 406 · DOSES CONVULSIVAMTES EN GRAMMES · texte numérisé non relu

DOSES CONVULSIVAMTES EN GRAMMES

Lapin

4 grammes.

Ogr. 180 0 070 0 060 0 020 0 012 0,002 à 0,003

Cobaye

Pigeon

Chien

Singe

Homme

Grenouille

Tanche

6 (environ).

Tortue

Chien

ÎJECTIONS INTRA-VEINEUSES

Dose convulsivante.

0,002 Par kilog. d'animal.

Dos© mortelle.

Nous ne nous occupons que des animaux à sang chaud, parce que les animaux à sang froid font vraiment exception dans ce cas particulier, et pourtant l'observation leur paraît également applicable, comme il résulte des chiffres du tableau. Vous pouvez voir que par kilogramme de lapin, le cerveau pesant 4 grammes, la dose convulsivante est de 180 milligrammes de chlorhydrate de cocaïne. Cette dose devient de plus en plus faible suivant que chez le cobaye, chez le pigeon, chez le chien, chez le singe et enfin chez Thomme, le poids proportionnel du cerveau augmentant dans une notable mesure par rapport au kilogramme d'individu, la sensibilité à Faction de la cocaïne s'accroît dans une mesure bien supérieure encore. Il n'y a évidemment pas de comparaison entre les 180 milligrampes de chlorhydrate de cocaïne, dose convulsivante pour le kilogramme de lapin, et les 12 milligrammes dose convulsivante pour 1 kilogramme de singe; et la proportion est infiniment plus considérable

530 VARIABILITE DES EFFETS GENERALX

encore si Ton vient à rhomme, chez lequel une dose de 2 à 3 milligrammes seulement réalise la dose convulsivante par kilogramme d'individu. Par conséquent, sous ce rapport, Tobservation de M. Richet est absolument précise, absolument nette, et vous savez sans doute — nous aurons à y revenir lorsque nous allons étudier bientôt certains hypnotiques, — vous savez qu'il y aune relation très étroite entre l'action exercée par les substances possédant une action élective sur les cellules nerveuses et le poids proportionnel du cerveau, par rapport à Tindividu ou à Tanimal chez lequel ces substances agissent.

Chez rhomme, Faction de la cocaïne se traduit de façons différentes et qu'il est assez important d'étudier, parce que de cette étude rassortiront, tant au point de vue thérapeutique qu'au point de vue toxicologique médico-légal, des conclusions assez intéressantes .

Tout d'abord l'action analgésiante ne se produit pas chez lui par un mécanisme autre que celui au moyen duquel nous l'avons vue se produire chez les animaux. Elle est la conséquence d'une action physico-chimique locale, suspendant d'une façon momentanée les fonctions physiologiques des éléments anatomiques au contact desquels les solutions de cocaïne sont placées.

Mais les effets généraux sont extrêmement variables si les effets locaux sont invariables; et, comme pour toutes les substances qui affectent l'encéphale, la réaction dépend, dans une très notable mesure, de ce que j'appellerai la qualité de la cellule de l'individu, ce qui fait que nous aurons des individus extrêmement sensibles à l'action de la cocaïne, comme nous voyons des individus extrêmement sensibles à l'action de la morphine, comme il y en a d'extrêmement sensibles à l'action de l'atropine, en un mot, de toutes les substances qui ont, je le répète, une action particulière sur les cellules nerveuses; et le mode de manifestation toxique de chacun sera sous la dépendance très étroite de la réactivité de ses cellules. De même que chaque individu fait, d'une façon générale, sa maladie, qu'il s'agisse de fièvre typhoïde, de syphilis, etc., de même chaque individu fait son empoisonnement en lui imprimant le cachet particulier de son idiosyncrasie cellulaire.

Si les effets généraux sont extrêmement variables, et variables avec la qualité de la cellule nerveuse de l'individu, il est cependant un certain nombre de symptômes constants qu'on observe toujours dans tous les cas d'intoxication plus ou moins grave sous l'influence

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