‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 326 sur 406 · DOSES CONVULSIVANTE ET MORTELLE CHEZ L'HOMME · texte numérisé non relu

DOSES CONVULSIVANTE ET MORTELLE CHEZ L'HOMME

de la cocaïne; ce sont les suivants. D'abord une pâleur extrême de la face, une accélération notable des contractions cardiaques; une respiration fréquente et superficielle; de Tangoisse précordiale; une perte plus ou moins complète de la connaissance avec sentiment de mort prochaine; en un mot, un état de collapsus tout à fait voisin du coma.

Chez l'homme, la dose convulsivante peut être fixée grâce aux accidents étudiés de très près; et cette dose convulsivante, déterminée en vertu de l'expérience acquise par ces accidents, est celle reproduite dans le tableau ci-dessus en fonction du poids moyen du cerveau par rapport au kilogramme d'individu vivant. Ce chiffre varie entre 2 et 3 milligrammes; en effet, la quantité de 20 centigrammes, c'est-à-dire 200 milligrammes de chlorhydrate de cocaïne administrés en une seule fois et dans une solution relativement concentrée, est une quantité certainement convulsivante. Remarquez bien que je ne dis pas mortelle, en ce moment, je dis simplement convulsivante, mais j'ajoute qu'entre la dose convulsivante et la dose mortelle l'écart est souvent extrêmement faible ; et, comme preuve, vous n'avez qu'à vous reporter à la dose convulsivante et à la dose mortelle inscrites au bas de ce tableau et déterminées expérimentalement chez le chien par la voie d'injections intra-veineuses.

Donc, chez l'homme, la dose de 20 centigrammes de cocaïne, injectée en une fois ou dans un espace de temps restreint, est une dose toxique, une dose qui, incontestablement, engage la responsabilité de celui qui a fait cette injection, ou ces injections dont la somme serait égale à 20 centigrammes dans un temps très court. Dans ce cas, exactement comme pour l'animal, on voit survenir des accidents convulsifs d'emblée, accidents qui consistent surtout en excitation variable suivant la dose, suivant le degré de dilution, mais qui donne aussi naissance à des phénomènes variables suivant la réactivité de l'individu, comme je le disais tout à l'heure.

Voyons maintenant ce qui se passe, d'une part dans le cas d'intoxication légère, d'autre part dans le cas d'intoxication accentuée.

Dans les cas d'intoxication légère, c'est-à-dire dans ce que nous pourrons appeler les alertes, si vous le voulez, au cours de l'emploi de la cocaïne, alors qu'il n'y a pas d'accidents graves, très souvent la moelle est la première et parfois même la seule intéressée. Cette impression se traduit par de la pâleur de la face et des téguments,

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