VARIATIONS DANS LES MANIFESTATIONS SYMPTOMATIQUES
et Texubérance qui dominent dans ces cas. On peut également voir survenir des hallucinations de divers sens — vue et ouïe, — du délire, une sorte d'ivresse durant laquelle le sujet entretient des conversations avec des êtres imaginaires.
Une série de phénomènes toujours plus ou moins marqués et qu*on observe constamment, même dans les cas d'intoxication légère, consiste dans une sorte de maladresse du système musculaire, de la titubalion même, par suite de Tobtusion persistante de la sensibilité tactile.
Enfin il ne faut pas oublier que la cocaïne, comme la morphine, comme l'atropine, comme aussi un certain nombre d'autres substances agissant sur le système nerveux, est un excitant des manifestations de névroses, pouvant exister à l'état latent chez les individus : je veux dire que, sous l'influence d'une simple injection de cocaïne, on peut voir éclater, chez un individu prédisposé, des manifestations d'une maladie nerveuse jusque-là dissimulée.
Je vous dirai seulement quelques mots des phénomènes d'intoxication plus accentuée. Ils consistent surtout en convulsions; ce sont d'abord des mouvements toniques, puis des mouvements cloniques de plus en plus violents qu'on voit se développer chez les individus. En même temps apparaît de la cyanose; la respiration est embarrassée ; les contractions cardiaques deviennent de moins en moins perceptibles; et enfin, si la dose est suffisante, c'est la mort qui est l'aboutissant de ces phénomènes. Les convulsions sont dues à l'excitation des centres nerveux supérieurs et la mort à une action toxique sur ces mêmes centres, en même temps qu'à une tétanisation complète des muscles respiratoires. Nous verrons en effet toujours la mort survenir par arrêt de la respiration : c'est l'apnée toxique qui détermine la mort chez les individus qui succombent à l'intoxication cocaïnique.
On observe des variations très nombreuses dams les manifestations symptomatiques suivant la susceptibilité nerveuse de l'individu; d'où prédominance chez les uns d'effets encéphaliques, chez les autres d'effets bulbaires, chez d'autres encore d'effets médullaires.
Un point qui est intéressant à relever c'est que l'action de la cocaïne paraît, dans toutes les circonstances où on a pu l'observer, aussi bien chez l'homme que chez les animaux, être en rapport avec l'activité chimique de la vie des cellules; je veux dire que moins Tacti-