‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 361 sur 406 · CLASSIFICATION DES HYPNOTIQUES · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES HYPNOTIQUES

lesquelles on est bien obligé de faire intervenir les ptomaïnes dont je parlais tout à l'heure .

Quelle que soit l'origine des différentes insomnies contre lesquelles on ait à lutter, les moyens peuvent être différents, en tant que substances médicamenteuses ; mais, dans tous les cas, ces moyens sont toujours facilités par la mise en œuvre de conditions hygiéniques : le repos, les changements de résidence, les voyages, les distractions de toute espèce, les exercices physiques, les moyens mécaniques d'amen(^r une sédation du système nerveux, les douches, le massage, etc, sont certainement des adjuvants qui peuvent favoriser, dans une très large mesure, Faction de la substance médicamenteuse. Bien entendu, je ne ferai que vous citer Téloignement des causes telles que la dyspepsie, la douleur, etc.

Comment allons-nous diviser les hypnotiques? Les quelques considératioQS préliminaires que je viens de vous exposer vont nous servir précisément à établir une division, sinon absolument rationnelle, au moins qui nous permettra de nous guider dans Tapplication des substances hypnotiques «

D'aijord, la classification qui se présente tout naturellement à Tesprit^ c'est celle qui constituerait en premier lieu un groupe (rhypuotiques directs, c'est-à-dire agissant plus spécialement sur une région déterminée des centres encéphaliques, cette région des centres de Wernicke et de Mauthner dont je vous parlais tout à rheure, comprenant la substance grise autour du troisième ventricule» Taqueduc de Sylvius, la partie supérieure du plancher du quatrième ventricule, et, en plus, les noyaux d'innervation des mui^ctes oculaires. Le type de ces médicaments serait représenté par It^ sulfonal.

Uti autre groupe comprendrait les hypnotiques indirects, c'està-dire ceux qui permettent de supprimer la perception sensitive. Ce seconti groupe constitue un assemblage extrêmement étendu et détermine, par opposition au sommeil naturel qui serait l'image du sommeil provoqué par le sulfonal, ce qu'on pourrait appeler le sommeil pathologique. Le type de ces médicaments serait la morphine, ou Lien encore les anodyns-antipyréliques. Vous savez, en effet, que toutes les fois qu'on obtient, à l'aide d'une de ces substances médicamenteuses, une sédation telle que le sommeil devient irrésistible, an e^l déjà à la limite de l'action médicamenteuse, et, pour parler

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