EFFETS GENERAUX
action esl la même sur tous les animaux, animaux à sang chaud ou animaux à sang froid.
Chez les grenouilles, par exemple, Tingestion d'une quantité de 25 à 30 milligrammes d'hydrate de chloral, en solution aqueuse au cinquième, suffit pour déterminer un affaiblissement notable des mouvements volontaires faisant bientôt place à une résolution musculaire plus ou moins complète; la sensibilité est peu à peu émoussée, la cornée devient insensible, on voit les réflexes disparaître successivement; et en même temps les contractions cardiaques et les mouvements respiratoires diminuent dans une notable mesure. L'insensibilité arrive ainsi à être complète.
Cette période d'insensibilité dure un certain temps, après lequel arrive la période de retour : la restitution de Tétat normal s'effectue assez rapidement; toutefois, il persiste une sorte de fatigue musculaire qui se traduit par une certaine paresse du muscle.
Avec des quantités plus considérables, 100 milligrammes, par exemple, on obtient du premier coup, presque instantanément, la résolution musculaire et une anesthésie profonde; mais on assiste en même temps à Tarrêt de la respiration et du cœur : quand on ouvre ranimai après sa mort, on voit que le cœur est en diastole et rempli de sang noir et fluide.
Chez le lapin et chez le cobaye, les doses hypnotiques ou anesthésiques sont naturellement plus élevées, elles atteignent 1 gramme à l^'oO : ces doses sont suffisantes pour déterminer de la faiblesse et de l'incoordination musculaire, puis la résolution. La sensibilité est amoindrie, la respiration ralentie, la température abaissée. L'animal reste ainsi dans une période d'hypno-anesthésie ou d'anesthésie, quand la dose esl suffisante, pendant un temps plus ou moins considérable; en général, au bout de deux à trois heures, l'animal est à peu près complètement revenu à l'état normal.
Chez le chien, lorsque le chloral est introduit, à la dose de 4 grammes, soit par voie d'injections hypodermiques, soit par voie stomacale, on assiste à une modification rapide des mouvements volontaires; la démarche de l'animal est mal assurée, titubante; au bout de fort peu de temps il se couche et ne peut résister au besoin de s'endormir. La respiration est irrégulière, le pouls moins fréquent qu'à l'état normal, la sensibilité plus ou moins complètement émoussée. Puis, au bout de trois ou quatre heures de cette période