‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 388 sur 406 · Tracé normal · texte numérisé non relu

Tracé normal

•2 et 3. — Jjéf^er ralenti ssoment ot diminution d'énergio. 4, 5, 6 et *;. — Ralentissement progressif et continu, avec tendance à l'état diastoliquo.

Le cœur ralenti sous l'influence du chloral se laisse distendre outre mesure entre deux systoles, et son amyosthénie devient bientôt telle qu'il est impuissant à envoyer dans les artères des ondées sanguines suffisantes pour parcourir la totalité des vaisseaux. Des irrégularités suivent bientôt ce ralentissement, irrégularités qui sont caractérisées par des systoles avortées avec chute de la pression et disparition des pulsations artérielles. Enfin, le cœur meurt par affaiblissement, ralentissement et allongement des systoles.

La question des doses prend ici une importance considérable; et il faut établir une distinction très accentuée entre les effets produits par l'introduction dans l'organisme des doses fortes, surtout lorsque cette introduction a lieu par voie d'injections intra-veineuses, et ceux déterminés par des doses modérées, et lorsque l'introduction a lieu par la voie digestive.

A dose non toxique, après une très légère augmentation d'énergie et de nombre, les systoles ventriculaires s'allongent, la contraction du myocarde est moins brusque, moins efficace, il a perdu son énergie au contact du chloral : on constate une diminution de la pression sanguine dans l'oreillette et le ventricule droits. Le ralentissement des contractions cardiaques est dû bien plutôt à une diminution de l'excitabilité des centres ganglionnaires automoteurs qu'à une excitation du système modérateur, car ce phénomène s'observe aussi bien chez les sujets normaux que chez ceux auxquels on a pratiqué la section des vagues, ou dont on a paralysé l'action frénatrice à l'aide d'une injection préalable d'atropine. D'ailleurs, les expériences de Yulpian ont montré que la résistance des centres était réduite dans une très notable proportion, puisque, à cette période, une excitation modérée du bout périphérique du vague sectionné peut arrêter le cœur d'une façon définitive. L'influence du chloral sur les centres modérateurs bulbaires est cependant prouvée par les résultats obtenus chez les grenouilles, après section du bulbe : l'activité du cœur se maintiendrait plus longtemps, d'après E. Labbée, que chez celles dont la moelle est intacte.

Si l'on vient à inscrire les mouvements du cœur à l'aide de l'hémodynamomètre, on constate un affaiblissement progressif pouvant aller jusqu'à la paralysie. Chez les grenouilles on peut suivre, parla vue, les modifications qui se produisent alors; constater la faiblesse des contractions, voir que le ventricule se vide incomplètement à

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