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RECHERCHE D'AUTRES ANESTHÉSIQUES

fatigante dans Temploi de Féther, était très réduite; que Tanesthésie était profonde, mais que, cependant, à une certaine période de Tanesthésie, Tamylène déterminait chez les individus des mouvements convulsifs et que Temploi de cette substance n*était pas absolument sans danger. Deux cas de mort déterminée par Tamylène vinrent bientôt confirmer les conclusions de Snow.

On chercha alors à utiliser le bromure d*éthyle. Déjà en 1849 il avait été proposé par un chirurgien anglais, Nunneley, pour remplacer Téther comme substance anesthésique ; on reconnaissait au bromure d*éthyle une action plus rapide et plus intense, mais on remarqua qu'il déterminait une agitation, des convulsions toniques, une congestion de" la face, de la fréquence et de la faiblesse de la respiration et du pouls, enfin une résolution musculaire imparfaite. Chez les animaux la mort survenait plus rapidement qu'avec le chloroforme et l'éther. Nous verrons l'excellent parti que l'on tire actuellement de son emploi en l'utilisant concurremment avec le chloroforme.

L'éther méthylique, l'éther méthylchlorhydrique, une substance qui s'appellera tantôt bichlorure de méthylène, tantôt pseudo-chlorure de méthylène, furent essayés par Richardson en 1867 sans présenter des avantages bien considérables sur l'emploi de l'éther et du chloroforme. Les recherches de Regnauld et de Villejean démontrèrent d'ailleurs que ce pseudo-chlorure de méthylène, à l'aide duquel an grand nombre d'opérations furent effectuées sans amener d'accidents, n'était autre chose qu'un mélange de chloroforme et d'esprit de bois.

Enfin, un certain nombre d'autres substances [méthylal, benzine, nitrite d'amyle, divers hydrocarbures, alcools, aldéhydes, acétones] furent essayées; et, en somme, on ne tira d'aucune d'elles des avantages, non pas supérieurs, mais même équivalents à ceux qu*on obtenait avec l'éther ou le chloroforme. Et, en effet, comme vous le savez, l'éther, le chloroforme et le bromure d'éthyle sont restés les hypno-anesthésiques de choix. C'est eux dont nous allons maintenant aborder l'étude physiologique et nous y joindrons, plutôt au point de vue de l'étude des analgésiques que de celle des aneslhésiques généraux, l'élude de l'éther méthylchlorhydrique et de l'éther chlorhydrique ordinaire.

IIP LEÇON

ACTION UNIVERSELLE DES AN ESTHÉSIQU ES. — MODES DE PÉNÉTRATION DANS L'ÉCONOMIE

Dans notre dernière réunion, je vous ai présenté, d'une façon aussi succincte que possible et dans ce qu'il avait de plus intéressant au point de vue de la pratique médicale, l'historique de l'emploi des anesthésiques.

Avant d'aborder l'étude de la physiologie spéciale des anesthésiques, il convient d'envisager, et c'est ce que nous allons faire aujourd'hui, comment on a été amené à les employer, les modes d'administration différents qu'on a pu utiliser, la façon dont ils pénètrent dans l'économie; et, enfin, d'étudier dans ses grandes lignes le mécanisme général à l'aide duquel l'anesthésie peut être obtenue par l'emploi de ces différentes substances. Ici, comme dans d'autres circonstances, la pratique a devancé la théorie; et il nous faut, soit par les procédés de laboratoire, soit en nous éclairant de la pratique chirurgicale, chercher l'explication de l'application empirique qui a été faite à l'homme de ces divers anesthésiques, lâcher de dévoiler le mécanisme de leur action physiologique pour comprendre la manière dont les accidents peuvent se produire, et surtout pour tâcher de les éviter.

Les anesthésiques exercent sur tous les êtres vivants une action très générale qui se oianifeste, non seulement chez les animaux, mais même chez les plantes; c'est ainsi que certaines plantes, la sensitive, par exemple, sont susceptibles d'éprouver de la part des anesthésiques des effets absolument identiques à ceux déterminés chez les animaux, et l'on voit même certains organes de plantes, comme

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