LA VEILLE EST DLE AUX EXCITATIONS
nion de Burdach, par exemple. Pour Richerand c'était autre chose, c'était un état négatif.
Le premier physiologiste qui semble avoir entrevu les choses d'une façon précise et conforme aux données actuelles, c'est Bichat. Pour lui, le sommeil correspondait surtout à une période d'intermittence d'action dans la vie animale. Le sommeil général était constitué par l'ensemble des sommeils partiels ; et il voyait le sommeil général, exerçant son influence indirectement sur la vie organique, porter tout entier sur la vie animale. Pour Bichat, d'ailleurs, l'intermittence était une loi particulière à la vie animale et la distinguant précisément de la vie organique. De plus, il considérait que le sommeil n'est pas un état constant et invariable; qu'il peut présenter toutes les alternatives possibles, depuis le simple relâchement d'un muscle volontaire succédant à la contraction, jusqu'à la plus complète suspension de la vie animale lorsque le sommeil est profond. L'état de ^ veille était dû aux excitations continuelles qui réagissent sur les sens iS et qui maintiennent le sujet éveillé; le sommeil naturel faisait natu- 9 Tellement et simplement suite à la lassitude des organes.
Il est d'ailleurs facile de constater expérimentalement que rien ne 9 > peut, à une certaine époque, suspendre l'influence du sommeil :
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^ u î lorsque la fatigue est poussée à bout, lorsque l'épuisement se
ï y ^ produit à la suite d'une veille prolongée, quelles que soient les g ï circonstances dans lesquelles il se trouve, l'individu, comme on dit c vulgairement, tombe de sommeil, et il est fatalement obligé de céder à cette nécessité physiologique.
Un fait fort intéressant au point de vue clinique a été mis en évidence dans ces dernières années par un savant allemand, Strûmpell; et ce fait démontre bien l'importance, la nécessité même des excitations continuelles pour déterminer et maintenir l'élat de veille. Il s'agil, dans ce cas particulier, d'un individu borgne et sourd d'un côté et qui, de plus, était atteint d'anesthésie générale de la peau et des muqueuses. Chez cet individu il suffisait de fermer l'œil et l'oreille du côté sain pour le voir très rapidement tomber dans un état de sommeil profond d'où il ne pouvait être tiré que par une excitation assez intense, soit de l'œil, soit de l'oreille qui avaient été soustraits par l'occlusion aux excitations extérieures. La fatigue physique ou psychique; l'afl^aiblissement des excitations extérieures, affaiblissement réalisé par l'obscurité, par le