‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 87 sur 406 · CONDUCTIBILITÉ DES NEURONES · texte numérisé non relu

CONDUCTIBILITÉ DES NEURONES

je le disais tout à Theure, de Taction des hypno-aneslhésiques et des hypnotiques.

n faut partir de ce principe que le sommeil constitue le repos du système nerveux central par le fait de la non-réception, ou de la difficile réception tout au moins, des impressions extérieures. Comme la cellule glandulaire, la cellule nerveuse ne peut réparer ses pertes de substance, après un travail plus ou moins long, que par la cessation de toute activité.

Les résultats acquis par les recherches des histologistes sont assez précis actuellement pour autoriser à admettre que les centres nerveux fonctionnels sont représentés, non pas par le corps des cellules nerveuses, mais par les articulations, par les prolongements cylindraxiles et protoplasmiques des neurones. L^articulation de ces prolongements les uns avec les autres a lieu par contiguïté et non par continuité, les ramifications terminales d'un prolongement cellulifuge (cylindre-axe) venant se ramifier dans la proximité immédiate des ramifications d'un prolongement cellulipète (prolongement protoplasmique) du neurone suivant; de telle sorte qu'une modification structurale se traduira nécessairement par des changements dans les expansions protoplasmiques au niveau de ces articulations.

On peut très bien en inférer que c'est dans cet état de contiguïté plus ou moins intime des prolongements cylindraxiles des neurones avec les ramifications des prolongements protoplasmiques d'un autre neurone, ou dans cette imperfection de contiguïté, que réside la modification en vertu de laquelle la conductibilité nerveuse se fait plus ou moins bien ou môme ne se fait pas du tout. Il est en effet très rationnel d'admettre, en raison des faits que je viens de vous énoncer, que si la distance devient un peu plus considérable entre les articulations des neurones intercommunicants, la contiguïté se trouvant moins intime, la conductibilité est elle-même plus difficile : la résistance à vaincre devenant plus considérable, il faudra une excitation plus puissante pour déterminer le passage de l'influx nerveux; de même que, dans un courant électrique, le contact entre deux conducteurs devenant moins parfait, il faut mettre en jeu une intensité plus considérable pour surmonter cette tendance à l'interruption du courant.

Mais les histologistes nous ont appris également qu'il existe dans l'axe cérébro-spinal toute une série de régions où les neurones sen-

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