‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 101 sur 486 · ÉPARGNE DES HYDRATES DE CARBONE ET DES GRAISSES · texte numérisé non relu

ÉPARGNE DES HYDRATES DE CARBONE ET DES GRAISSES

inconciliable avec la théorie de la combustion intra-organique de Talcool, lorsque la quantité d'oxygène absorbé n'augmente pas. On pense alors, et il est évident que ce doit être la vérité, que l'alcool ainsi comburé se substitue aux hydrates de carbone ou aux graisses de loiçanisme : c'est là, précisément, ce qui avait donné naissance à celle fameuse théorie de l'alcool aliment d'épargne.

n est évident que l'introduction de liqueurs alcooliques dans l'organisme impressionne, dans une mesure plus ou moins forte, la combustion des hydrates de carbone et des graisses; mais, de ce fait que des animaux soumis à une nourriture constituant une ration alimentaire insufîisante, étaient capables cependant de conserver, sinon un état de santé parfaite, au moins un état de santé en apparence satisfaisant par l'introduction dans leur régime alimentaire insuffisant d'une certaine proportion d'alcool, on n'était pas en droit de conclure que l'alcool préservait de la combustion non seulement les hydrates de carbone et les graisses, mais encore, comme je le disais tout à l'heure, les éléments plastiques de l'organisme, c'est-à-dire les substances albuminoïdes.

Et bien, dans ces derniers temps, il a été fait à ce sujet des expériences dont je vais vous indiquer les résultats, parce qu'ils me paraissent absolument précis et absolument concordants avec tous les faits que je citais tout à l'heure.

Je vous rappelle d'abord ceci, c'est que les substances albuminoïdes, en se comburant dans l'organisme, dégagent, par gramme, 3 calories 5; les hydrates de carbone dégagent 4 calories; l'alcool en dégage 1 ; et les graisses en dégagent près de 9 1/2, exactement 9,35. De plus, lorsqu'on se reporte aux expériences qui ont été faites par les différents observateurs, relativement aux échanges respiratoires

sous rinfluence de l'alcool, on peut voir que le rapport -jr-, c'est-àdire le quotient de la quantité d'acide carbonique produit par rapport à la quantité d'oxygène absorbé, ne varie pas sensiblement par la substitution de l'alcool aux hydrates de carbone et surtout aux graisses, lorsque l'animal est alimenté avec une ration telle que la quantité de matières albuminoïdes qu'on lui fournit soit largement suffisante pour qu'il puisse récupérer toutes les pertes de son organisme en matières albuminoïdes. On s'aperçoit que les hydrates de carbone, et surtout les graisses, peuvent être remplacés par une

Page 1