TROIS PERIODES
ralcooU lorsqu'il est administré à dose suffisante pour déterminer un ensemble symptomatologique bien net : la première période qui serait la période d'excitationy est caractérisée par Tincertitude des mouvements, l'accélération du pouls et de la respiration, la contraction de la pupille; la deuxième période, qui serait celle de perver- Biorij est caractérisée par la résolution musculaire, les irrégularités du pouls et de la respiration, la dilatation de la pupille, — pendant cette période, on observe assez fréquemment des alternatives de contraction passagère et de dilatation pupillaire — enfin, la troisième période qui serait celle de collapsuSy est caractérisée par la paralysie complète avec anesthésie, TafTaiblissement notable de la circulation et de la respiration, la dilatation permanente de la pupille, Tarrèt de la respiration et, enfin, Tarrét du cœur. En d'autres termes, cela répond aux trois modes de manifestations que je vous avais déjà signalées, à savoir de surexcitation, de perversion, puis de destruction des fonctions de Taxe cérébro-spinal.
L'action de l'alcool chez l'homme est plus intéressante en même temps que plus remarquable, parce que, ainsi que je vous l'ai déjà fait pressentir, en raison de l'affinité élective et de l'accumulation de l'alcool dans la substance nerveuse cérébrale, les manifestations que l'on a le pouvoir d'observer chez l'homme sont assez notablement difîérentes de celles que je vous ai indiquées chez les animaux. D'ailleurs, les phénomènes d'excitation auxquels l'alcool donne lieu au début résultent bien plutôt d'un trouble dans l'équilibre des facultés cérébrales, des facultés dites nobles de l'individu. De l'acuité de l'une résulte en quelque sorte le trouble de l'autre, comme, ainsi que je vous l'ai déjà fait remarquer, de la stimulation générale des fonctions cérébro-spinales semble découler, en quelque sorte nécessairement, la dépression des fonctions végétatives. De manière que l'action exercée sur le système nerveux chez l'homme peut, très justement, être rapportée à deux chapitres principaux : celui des effets utiles et celui des effets nuisibles exercés sur l'axe cérébro-spinal.
Suivant que la dose reste dans les limites de ce que j'ai appelé jusqu'à présent dose hygiénique ou thérapeutique, ou bien que cette dose devient toxique, on peut attribuer à l'alcool des vertus absolument différentes. On a pu dire que l'alcool était un aliment respiratoire ou d'épargne, toutes réserves faites pour la valeur de ces termes, un médicament anti-pyrétique, un stimulant diffusible, toutes