DISSOLUTION DE LA LÉCITHINE ET DES GRAISSES
action physiologique se manifestera avec d'autant plus d'intensité que les cellules seront plus riches en graisses et substances analogues, et par conséquent, le maximum de leur effet doit se porter sur le tissu nerveux qui présente ces qualités au plus haut point; 3Meur puissance d'action, leur activité hypnotique, ou hypno-anesthésique, devra dépendre du degré d'affinité mécanique pour les graisses et substances analogues, d'une part, et, d'autre part, du degré d'afflnité qu'elles pourront montrer pour tout autre principe constituant des tissus, principalement pour l'eau — ici il appelle à son aide l'action déshydratante sur laquelle j'ai tant insisté — et en partie, également, de leur aptitude à opérer la dissociation d'un mélange d'eau et de principes gras ou d'eau et de lécithine ou cholesjérine.
Ces conclusions sont basées sur un certain nombre d'expériences, je le répète, fort intéressantes et fort bien conduites, exécutées avec les mono, di et triacétines, avec l'éther glycérique (anhydride de diglycérine), avec des amides acides. Il résulterait des observations de M. Hans Meyer que lorsque ces substances peuvent se dédoubler par suite des réactions auxquelles elles sont exposées dans l'organisme, ou bien quand on produit artiflciellement la saponiflcation des éthers dont je viens de parler, toute propriété hypnotique cesserait, ce qui est absolument d'accord avec les conclusions que je viens d'émettre.
Ainsi que je le disais tout à l'heure, je suis parfaitement disposé à faire intervenir cette action dissolvante de l'alcool et d'autres substances telles que le chloroforme, par exemple, sur certains principes gras des cellules nerveuses; mais il ne faut pas oublier que nous sommes habitués à voir, en fait de phénomènes physiologiques, un même résultat se produire par des mécanismes différents, chacun d'eux intervenant pour sa part dans la production du résultat définitif, que chacun des mécanismes que je citais tout à l'heure peut intervenir pour sa part, et, qu'en somme cela n'infirme en aucune façon l'interprétation de la structure moléculaire dont j'ai parlé, et surtout l'action ultime, c'est-à-dire cette action de rétraction plus ou moins nette, plus ou moins visible, exercée par les différentes substances dont il vient d'être question sur les prolongements protoplasmatiques et cylindraxiles des neurones. J'ajouterai que cette interprétation de Hans Meyer qui parait parfaitement valable pour l'alcool, l'éther, le chloroforme, le bromure d'éthyle, etc., n'a plus aucune