‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 156 sur 486 · TROUBLES DE LA SENSIBILITÉ · texte numérisé non relu

TROUBLES DE LA SENSIBILITÉ

lésions intéressent la sensibilité, Tintelligence et la motilité. La sensibilité se trouve pervertie, exagérée, ou diminuée : les troubles consistent en hallucinations de la sensibilité, hyperesthésies, ânesthésies.

C est généralement le soir, ou, pour parler plus exactement, après le coucher, lorsque la chaleur du lit commence à intervenir, que les individus sont en proie à ces perversions de la sensibilité : ils éprouvent alors des sensations de picotement, ou bien des sensations particulières de fourmillements dans les muscles des membres inférieurs, généralement dans la région du mollet ; et il vient même s'y joindre, dans de certaines circonstances, de véritables hallucinations de la sensibilité. Assez fréquemment Thyperesthésie s'observe à cette période et cette hyperesthésie est remarquable par ce fait qu'elle est très circonscrite; elle se localise tout particulièrement aux membres inférieurs, et c'est généralement la plante des pieds qui est le siège de prédilection de cette hyperesthésie coexistant presque toujours avec une sensation de fourmillements extrêmement pénible, ou même avec une anesthésie plus ou moins intense. On a reconnu que le siège particulier de ces points d'hyperesthésie était les points d'émergence des nerfs pour ce qui regarde les sensations périphériques, et le mollet en ce qui concerne l' hyperesthésie que l'on pourrait appeler intérieure ou interne, en ce sens que cette hyperesthésie ne siège pas en réalité à la surface des téguments, mais semble au contraire se localiser, plus ou moins profondément, dans les masses musculaires. Quant à l'anesthésie, lorsqu'elle se présente, et elle est fréquente à une période assez avancée de l'affection, elle débute par les extrémités; elle peut se montrer aux mains, mais elle débute toujours par les membres inférieurs.

Les organes des sens sont eux-mêmes le siège de manifestations particulières : la vue est affectée par des scintillations, des mouches volantes, des visions qui sont caractérisées d'abord par l'apparition d'objets lumineux, bientôt par l'apparition d'objets sombres à contours plus ou moins limités, affectant très souvent la forme d'objets plus ou moins effrayants pour les malades en proie à ces hallucinations sensorielles. On observe en même temps des bourdonnements d'oreilles, et on a même signalé, dans nombre de cas, la diminution plus ou moins accentuée du goût et de l'odorat. A ces phénomènes, viennent se joindre une céphalalgie plus ou moins

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