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MÉCANISME DU TREMBLEMENT

de Varole, mésocéphale, et qui sert d'intermédiaire entre le bulbe et les pédoncules cérébraux. Je crois qu'il est utile de rappeler les expériences effectuées par Vulpian, parce que le tremblement qu'elles permettent d'étudier présente une analogie telle avec le tremblement alcoolique qu'on est tenté de dire identité au lieu d'analogie.

Lorsqu'on injecte à des grenouilles une petite quantité de nicotine sous la peau du dos, on voit survenir un tremblement généralisé à toutes les parties du corps de l'animal. Ce tremblement n'a pas lieu dans un membre lorsque Ton a pratiqué, préalablement, la section du nerf principal de ce membre : il s'ensuit donc que la nicotine n'agit ni sur l'extrémité terminale du nerf, ni sur les muscles innervés par lui. Si l'on pratique la section transversale de la moelle, on observe que le tremblement ne se produit plus dans les régions innervées par la partie de la moelle située au-dessous de la section : il s'ensuit donc qu'on ne peut admettre que ce tremblement se réalise par l'intermédiaire de la moelle. Si l'on pratique, avant de faire l'injection de nicotine, l'ablation successive des lobes cérébraux, des couches optiques, des tubercules bi jumeaux, du cervelet, on voit que le tremblement se produit toujours de la même façon. Mais l'ablation de la partie de l'isthme de l'encéphale correspondant à la protubérance annulaire et au bulbe rachidien des mammifères détermine, immédiatement, la cessation du tremblement. Il en résulte que c'est, évidemment, à une modification morbide de cette partie de l'axe cérébrospinal qu'il faut attribuer la production des tremblements

Je crois que cette explication est valable également pour l'alcoolisme, dont les tremblements sont absolument analogues, je dirais volontiers identiques, à ceux que l'on peut observer sous l'influence de la nicotine. Ces tremblements seraient donc d'origine centrale et sous la dépendance d'une lésion de la substance nerveuse de la région protubérantielle.

Les soubresauts des tendons marquent une période un peu plus avancée; ils coexistent avec des tiraillements spasmodiques accompagnant des fourmillements et des troubles de la sensibilité. A cette période, les douleurs dans les muscles du mollet et les fléchisseurs des pieds sont très intenses et suffisantes même, dans certaines circonstances, pour déterminer, à elles seules, l'insomnie. Elles s'accompagnent de crampes, et bientôt leur succèdent des convulsions qui sont des témoins de l'altération survenant à ce moment et dans le

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