TITRE DES DIFFÉRENTES BOISSONS SPIRITUEUSES
mation deTalcool atteignait 10 litres d'alcool absolu par tête en 1851, soit 26 1. 66 en alcool à 37, S p. 100, et il existait 15 000 distilleries agricoles. Aujourd'hui, les distilleries agricoles ont disparu; et il n y a plus, dans toute la Norvège, que 198 débits dans les villes et 25 dans les campagnes : la consommation par tête est tombée à 1 1. 30 d alcool absolu, soit 3 1. 47 en alcool à 37, 5 p. 100. En France, actuellement, il existe dans quelques régions du Nord et de l'Ouest des communes dans lesquelles on trouve un débit pour trente ou quarante personnes; et, dans certaines communes du Nord, il y a jusqu'à un cabaret pour 15 hommes adultes. Dans la seule ville de Paris, le nombre des cabarets a augmenté de près de 80 000 en l'espace de vingt ans : en 1875, ce nombre était de 342622, correspondant à 1 pour 109 habitants, et en 1894, il était de 422 164, correspondant à 1 pour 94 habitants. Il n'est pas sans intérêt de faire ce rapprochement : en 1850, le nombre des aliénés en traitement dans les différents asiles de France était de 20 061 ; il atteignait 70 422 en 1895.
Eh bien, la Suède est certainement un des pays de l'Europe qui occupe le meilleur rang au point de vue de l'amélioration en ce qui concerne l'alcoolisme. La Suède qui occupait le premier rang en 1848, ne vient plus qu'au dixième, grâce au beau travail de Magnus Huss, à la persévérance infatigable avec laquelle il s'est attaqué à l'alcoolisme, grâce aussi à ce que, dans ce pays, les pouvoirs publics se sont intéressés à cette question d'une façon un peu différente de celle avec laquelle ils s'y intéressent chez nous.
Les eaux-de-vie de différentes provenances peuvent avoir un titre alcoolique extrêmement variable; ce titre peut varier depuis 30, qui est certainement la limite inférieure de la consommation, jusqu'à 65 p. 100 d'alcool absolu. La moyenne du titre est, en général. Je 45 à 50 p. 100 d'alcool absolu. Mais, ainsi que je le faisais remarquer tout à l'heure, l'alcool de consommation varie, quant à sa qualité, suivant la nature de la fermentation, suivant la température et la durée de cette fermentation, suivant les procédés de distillation, et, comme le montre un des tableaux précédents, suivant le moment de la distillation où cet alcool est recueilli : c'est précisément ce qui, pour les chimistes, constitue les impuretés, qui donne le parfum et le bouquet à ces différentes eaux-de-vie.
Dans ces dernières années, on s'est ingénié à préparer des bou-