EXPÉRIENCES DE DUJARDIN-BEAUMETZ ET AUDIGÉ
conduites, en dépit des attaques dont elles furent Tobjet, que, pour une même proportion d'alcooly les vins étaient beaucoup plus toxiques que les eaux-de-vie que l'on pouvait obtenir par la distillation de ces mêmes vins ; que les eaux-de-vie de vins étaient plus toxiques ellesmêmes que les cognacs et armagnacs que Ton pouvait réaliser artificiellement avec de l'alcool très pur et un bouquet non toxique ; il montra que les vins blancs étaient moins toxiques que les vins rouges, que les vins plâtrés et les vins malades étaient des substances éminemment toxiques. C'était démontrer avec la plus entière certitude qu'il y avait, dans ces boissons, d'autres substances que l'alcool éthylique, capables d'intervenir dans les accidents d'intoxication.
Eh bien. Messieurs, déjà avant cette époque, car ces recherches datent de quatre ou cinq ans, dans un très intéressant travail, dont j'ai eu déjà l'occasion de citer quelques résultats, Dujardin-Beaumetz etAudigé avaient obtenu les résultats que j'ai fait consigner sur ce tableau, et desquels il résulte que les eaux-de-vie de vins, dans lesquelles prédomine l'alcool éthylique, sont les eaux-de-vie qui déterminent les accidents les moins graves chez les animaux : la gravité des accidents va en croissant au fur et à mesure que l'on s'adresse à des eaux-de-vie de poiré, de marc de raisin, de cidre, de grains, de betteraves ou de mélasse de betteraves, enfin de pommes de terre, à laquelle on peut ajouter les eaux-de-vie de topinambours et de sorgho, parce qu'interviennent les alcools homologues supérieurs de l'alcool éthylique, sur lesquels j'ai déjà attiré l'attention et parmi lesquels, d'après les recherches de Dujardin-Beaumetz et Audigé, l'alcool isobutylique et l'alcool amylique constituaient les substances
Action nocive croissante des alcools d'après leur provenance
(Dujardin-Beaumetz et Audigé).
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