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L'ALCOOL ALIMENT RESPIRATOIRE

ces deux opinions extrêmes; et, si les partisans de Faction non alimeDtaire de l'alcool pouvaient très bien faire valoir les arguments que je viens de reproduire devant vous, on pouvait très exactement leur répondre que ces arguments n'étaient valables qu'à la condition que la quantité d'alcool introduite dans l'économie dépassât, de beaucoup, ce que nous appellerons la quantité hygiénique d'alcool, c'està-dire la quantité utile, réellement utilisable.

Maurice Perrin, qui, comme vous le savez, était un des partisans de la non-transformation de l'alcool dans l'économie, disait que Talcool était un dispensateur des forces nerveuses, un régulateur et un modérateur par excellence du mouvement de nutrition, par le fait de son action sur le système nerveux; qu'il déterminait une stimulation générale, une excitation des forces empêchant la sensation de fatigue — il aurait été plus exact de dire émoussant la sensation de fatigue — et que, par l'influence modératrice qu'il exerce sur la désassimilation et sur l'usure des éléments organiques, il pouvait intervenir utilement, non pas à titre d'aliment, mais à titre de modificateur du système nerveux pour modérer les phénomènes de la nutrition.

La qualité d'un aliment respiratoire, comme on a voulu faire de l'alcool à un moment donné, est de faciliter les combustions nutritives : cet aliment respiratoire doit donc, pour mériter son nom et pour le justifier, d'une part, augmenter l'acide carbonique dans les produits de l'expiration, d'autre part, élever la température. A ce sujet, les adversaires de l'utilisation de l'alcool comme substance alimentaire ne manquaient pas de faire remarquer que l'alcool diminue lexcrétion de l'acide carbonique, qu'il abaisse la température : nous sommes bien fixés à ce sujet. Nous savons que, par un très grand nombre d'expériences fort exactement conduites, Maurice Perrin, Lallemand et Duroy ont montré que l'élimination de l'acide carbonique diminue sous l'influence de l'ingestion de doses d'alcool un peu considérables et même relativement faibles; et, d'autre part, j'ai cité bien des fois ce fait que si l'abaissement de la température pouvait n'atteindre que des chiQres presque insignifiants — 0° 5 à 1"* — lorsque la dose d'alcool était très faible et l'état de l'individu normal, dans le cas d'î^Tesse on pouvait observer un abaissement parfois considérable de température, puisqu'on a pu noter jusqu'à 26* seulement, comme température vaginale, chez une femme en

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