SO
minéraux
;riaui fixes
et produits volatils. .
>ol '
le carboDique '. . . .
to
is , Messieurs, en raison précisément de cette composition, le lys fournit à l'organisme le plus possible de matériaux assîmii, en diminuant le travail digestif et assimilateur, et c'est pour ju'il constitue un aliment si important. Le maximum d'efTelque ;n peut obtenir se remarque lorsqu'on emploie ce produit fraient préparé, et, comme le recommandent surtout les médecins s qui ont préconisé dès le début l'usage du koumys, ayant ■e sa chaleur de fermentation, c'est-à-dîre dans lequel la fernien- 1 n'est pas entièrement terminée.
iccoutumance s'établit très vite, et l'on en arrive à l'absorption lantités quelquefois considérables : il y a des observations dans elles on cite l'absorption de 3, 5, 8 et 10 litres même de koumys our. Bien entendu, l'appétit pour les autres aliments diminue une proportion notable, et cela se comprend, puisque le koumys irtement alimentaire par lui-même. Lorsque l'ingestion du kouattcint une proportion aussi considérable, il se fait remarquer
KEPHYR 397
par lodeur toute particulière des individus; en même temps on observe une sécrétion abondante de mucus, et quelquefois même de rirritation et des inflammations catarrhales de certaines muqueuses. La peau, et notamment celle du visage, prend une coloration rosée accentuée que Ton a désignée sous le nom de teint du koumys* J'ai à peine besoin de rappeler les bons eQ*ets que le koumys a donnés à titre d'analeptique dans le traitement de la tuberculose. Itfais les observations de tous les médecins qui ont employé ce produit ont montré que le koumys n'avait de bons eflets, qu'à la condition que le processus tuberculeux ne soit pas en voie de progrès rapides, que les malades soient exempts de fièvre continue et ne présentent pas de tendance au hémoptysies.
Réphyr. — A côté de ce produit, se place une substance analogue, c'est le képhyr. Le képhyr est du lait de vache fermenté au moyen d'un mélange de levure et de bactéries, que l'on appelle les grains de képhyr. Ces grains de képhyr se présentent sous la forme de petites masses d'aspect mûriforme, rappelant l'apparence du choufleur, de la grosseur d'une lentille, de coloration jaune-clair, et dont la provenance, au moins primitive, est des plus incertaine. Actuellement c'est dans le Caucase que l'on se procure le képhyr ; les grains sont mis en culture avec une grande quantité de lait et reproduisent ce qu'on appelle la graine de képhyr. Je vous ai donné tout à l'heure les résultats les plus importants pour nous des recherches faites au sujet de ce produit.
Au début, c'était le lait de chèvre qui avait servi à obtenir le képhyr. Ce lait de chèvre était d'abord coagulé par de la présure de mouton ou de veau, et le lait ainsi coagulé était placé dans une outre «oit en peau de mouton, soit en peau de cheval : il semble que la présence d'une peau, dont quelques-uns des éléments sont susceptibles de se dissoudre en quantité infinitésimale dans le lait, soit importante dans la production, ou tout au moins dans la nutrition, des microorganismes qui constituent ensuite les grains de képhyr. On remplace, au fur et à mesure, le lait coagulé par du lait frais; puis par un brassage suffisant, — et les populations Tartares réalisent ce brassage en faisant voyager les outres à dos de cheval ou de chameau, — on voit se produire la formation de ces grains servant ensuite de levures pour faire fermenter une quantité indéfinie de lait. On a recherché la composition de ces grains : on y a trouvé des albumi-