‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 288 sur 486 · PAPA- VÉRINE · texte numérisé non relu

PAPA- VÉRINE

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NAR- CÉINE

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ACIDE MÉCO- NIQUE

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XXr LEÇON

}E CHIMiaUE DES PRINCIPAUX ALCALOi'DES DE PIUM. — MORPHINE. — NARCOTINE. — CODÉINE. - 1CËINE. — THËBAINE. — PAPAVËRINE. — BASES DE ÏSE. — SELS DE MORPHINE. — RÉACTIONS COLORÉES i ALCALOÏDES.

rphlnc. — La morphine, C"H"AzO% par laquelle nous coin- >n3 l'étuile des alcaloïdes de l'opium, puisque c'est le plus tant de ses principes, a été préparée pour la première fois par rocédé remplacé aujourd'hui par un autre infmiment plus e, c'est le procédé de Robertson modilîé par Grépory : on ! l'opium, préalablement divisé, par 8 fois d'abord, et ensuite fois son poids d'eau distillée, puis on sature la solution aqueuse obtenue avec du marbre pulvérisé : l'opium possède, en effet, éaction acide très accusée, due non seulement à l'acide méco* , mais à l'acide lactique qui y existe en assez notable proporet il est nécessaire de neutraliser cette acidité. Après avoir évasn consistance sirupeuse, on reprend par l'eau froide, on dilue lange jusqu'à ce qu'il marque 10° à l'aréomètre Baume, on fait ' ir, et on ajoute du chlorure de calcium dans la proportion Je ;rammes par kilogramme d'opium; on évapore, si cela est >aire, et, après refroidissement, il se dépose un mélange de late et de sulfate de calcium : au bout de quelques jours, on ie former des aiguilles fines qui sont constituées par un ige de chlorhydrate de morphine et de chlorhydrate de codéine; e produit qui porte le nom de sel de Grégory, du nom de celui a préparé pour la première fois. Ces cristaux sont dissous, à , dans l'acide chlorhydrique dilué; on les purifie par des cris-

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tallisations successives et au besoin en les décolorant avec le noir animal; enfin ^ on précipite la morphine par addition d'un excès d ammoniaque : la codéine reste en dissolution.

On obtient ainsi une substance à réaction faiblement alcaline sus* ceptible de cristalliser lorsqu'on la traite par certains dissolvants* Elle se présente alors sous forme de prismes ortho-rhom biques incolores, hémièdres à gauche, et déviant à gauche le plan de la lumière polarisée ;^ ils ont une densité de 1,322 : ils contiennent une molécule d eau, et produisent au bout de quelque temps, lorsqu'on les met sûr la langue, une saveur amère persistante. Us perdent leur molécule d'eau à 110* et fondent à 120°. La morphine est soluble dans les alcools éthylique et amylique; mais surtout dans l'alcool . étHylique à 80** centésimaux qui dissout, à froid, 5 p* 100 de morphine : I elher acétique, les solutions acides ou alcalines, sauf l'ammoniaque, constituent également de bons dissolvants de la morphine amorphe, car la morphine cristallisée est très difficilement soluble dans tous les dissolvants. Au contraire, elle est insoluble dans les éthers de pétrole, l'éther ordinaire, la benzine ; extrêmement peu soluble dans le chloroforme et les huiles, et relativement plus soluble dans l'eau, puisque une partie de morphine peut se dissoudre dans 500 parties d eau bouillante, et seulement dans 4000 parties d'eau froide.

Ces solubilités, j'y insiste encore, sont fort différentes suivant qu'il s'agit de morphine amorphe, récemment précipitée, ou dé morphine cristallisée. A l'état amorphe, et lorsqu'elle vient d'être dégagée par un alcali de ses combinaisons salines, la morphine est beaucoup plus facilement soluble; et c'est à cet état qu'il faut, pour ainsi dire, la surprendre, pour en effectuer la séparation dans les recherches toxicologiques. La morphine amorphe se dissout même avec facilité dans Tammoniaque, qui l'abandonne ensuite, par é^iaporation, à l'état cristallin. 11 faut 470 parties d'éther acétique et 380 parties d'alcool amylique pour dissoudre 1 partie de morphine.

Au point de vue chimique, c'est un agent réducteur d'une intensité considérable; c'est même grâce à ses propriétés réductrices qu'on peut reconnaître chimiquement la morphine : lorsqu'on ajoute de la morphine à une solution d'acide iodique, on voit la réduction s'opérer très rapidement et à froid : comme vous le voyez ici, cette réduction est indiquée par le bleuissement de l'empois d'amidon qu'on ajoute au mélange, ce qui démontre la mise en liberté de l'iode. La morphine

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