INTOXICATION CHRONIQUE PAR LE SULPONAL
étaient devenus permanents, son haleine était fétide; on observait une légère exagération des réQexes tendineux ; les pupilles étaient dilatées et réagissaient à la lumière ; on n'observait pas de troubles de motilité ni de langage; les réÛexes crémastériens étaient abolis, l'impuissance génitale complète : OQ analysa les urines avec beaucoup r)'«"ention; il fut impossible d'y déceler, à aucun moment, soit de umine, soit du glucose, soit même de la méthémoglobine, ou de natoporphyrine. Le malade mourut dans un état de marasme )nd. Ce fait est très intéressant, parce que, ainsi que le faisait irquer Œstreicher qui a relaté très en détail cette observation à wiété berlinoise de Psychiatrie, il existe des analogies très étroites î les accidents présentés par ce malade et ceux qu'on peut rver sous l'inQuence soit de l'alcool, soit de la morphine. A ce :, Mendel citait également, comme imputable au sulfonal, des rdres du mouvement rappelant ceux que l'on observe dans de cérébelleuse, et disait avoir aussi observé des manifestations antes conime symptdmes de l'intoxication chronique. Hais il pas nécessaire pour qu'il se produise des accidenta, et même des lents graves, que l'administration du sulfonal soit prolongée penplusieurs années ni même pendant plusieurs mois, ni qu'elle ^e, au total, le chiffre fantastique de 1 500 grammes que je vous dais pour ce malade.
>ici, par exemple, une femme beaucoup plus jeune, âgée de e-deux ans, qui, au moment de sa formation, eut simplement i chlorose, comme cela s'observe assez fréquemment chez les es lîUes au moment de la puberté, et présenta plus tard de la 3nce : elle était dans un état d'agitation continuel, et sous l'inice d'hallucinations. On fit usage chez elle, alternativement, de <na,\, de morphine et de triona), pour arriver à lutter contre l'inlie et même, dans une certaine mesure, contre les hailucinai. Ces substances médicamenteuses, et notamment le sulfonal et ional, furent toujours administrées à doses réfractées : le sul- I, entre autres, fut administré en trois fois, à la dose de SO cenmmes chaque fois dans un espace d'une heure et demie, c'est qu'elle prenait par jour 1 gr. 50 de sulfonal. De plus, les urines mt examinées quotidiennement avec beaucoup de soin. Le 21 août, i malade étant calme, on suspendit le sulfonal qu'on avait admi- 'é pendant plusieurs jours de suite. Le pouls, la respiration, les