‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 313 sur 486 · SIROP DE MORPHINE · texte numérisé non relu

SIROP DE MORPHINE

vue, il n'est aucun praticien qui n'ait reconnu que les solutions anciennes déterminent beaucoup plus facilement des vomissements que les solutions récemment faites. On peut trouver, d'ailleurs, la preuve de cette formation d'apomorphine dans ce fait que les solutions anciennes, et peut-être incorrectement préparées, de chlorhydrate de morphine, verdissent à la lumière par suite de la décomposition spontanée de l'apomorphine elle-même : j'ai eu entre les mains des solutions de ce genre dans lesquelles il était facile de caractériser l'apomorphine ou ses produits de décomposition.

C'est là, précisément, encore une raison pour laquelle la solution dans l'eau distillée de laurier-cerise est infiniment préférable à la dissolution dans l'eau seule. J'ajoute un fait que vous devez avoir constamment à la mémoire ; c'est que ces solutions se laissent envahir assez facilement par les mucédinées et les bactéries dont les spores sont toujours en suspension dans les poussières de l'atmosphère et que l'eau de laurier-cerise s'oppose au développement de ces microorganismes et, par conséquent, aux altérations subséquentes de la solution. La transformation partielle en apomorphine esl peut-être bien aussi la conséquence de la prolifération des germes bactériens dans la solution.

Messieurs, le Codex, dans son édition en préparation, supprime un certain nombre de formules de sirops; parmi ceux qu'il conserve se trouve le sirop de morphine. Et cependant, je vous recommande de ne jamais employer cette préparation; en voici la raison : le chlorhydrate de morphine est encore plus facilement altérable dans les solutions sucrées, qui se laissent envahir par les fermentations, les moisissures, les bactéries de toute espèce. Ce sirop est une excellente préparation au moment où il vient d'être préparé, quand on l'utilise d'une façon extemporanée ; mais quand il a un certain temps de séjour dans une officine, à plus forte raison quand il a quelques années de préparation, il est évident que c'est sinon un médicament nuisible, tout au moins un médicament sur lequel on n'est pas en droit de compter. Par conséquent, il est infiniment préférable de substituer à ce sirop une préparation magistrale telle que celle dont voici la formule :

C Chlorhydrate de morphine Quinze centigrammes.

l Eau distillée 100 grammes.

( Sirop de framboises 60 —

498 ftORPrilNE!

Ceci fait une potion représentant, très sensiblement, 10 cuillerées à soupe; chaque cuillerée renferme donc 15 milligrammes de chlorhydrate de morphine.

La formule du sirop du Codex est telle que, pour 20 grammes, ou une cuillerée à soupe, il renferme 1 centigramme de chlorhydrate de morphine. Ce sirop de morphine doit alors être préparé en faisant dissoudre 50 centigrammes de chlorhydrate de morphine dans 10 grammes d'eau distillée et ajoutant cette solution à 990 grammes de sirop de sucre préparé à froid. Mais, je le répète et je ne saurais trop y insister, c'est une préparation infidèle et sur laquelle il ne faut pas compter. Toutes les solutions de morphine^ quelles qu elles soient, doivent être effectuées au moment même de Vemploi pour donner tous les résultats que Von est en droit d'en attendre.

Le chlorhydrate de morphine aune saveur extrêmement désagréable, et il peut arriver que Ton soit obligé, dans certaines circonstances, de chercher à dissimuler cette saveur : on y arrive très facilement en utilisant le dérivé sodique de la saccharine, qui, comme vous le savez, possède une saveur sucrée extrêmement intense. En ajoutant par exemple 3 à 5 centigrammes de saccharine sodique à la formule que je viens de vous indiquer, on réaliserait ce résultat.

Sous le nom de Gouttes roses de Magendie, il existe dans certaines pharmacopées une préparation de morphine dont je crois devoir vous indiquer la composition, parce qu'il peut arriver que vous ayez à tenir compte de la composition de ce produit. La formule de ces gouttes roses est la suivante :

( Morphine Quatre-vingt centigrammes.

) Acide citrique 50 —

Eau distillée 30 grammes.

Teinture de cochenille 8 —

On en administre de V à XXX gouttes dans une potion appropnée.

La morphine est utilisée quelquefois à titre de médicament externe pour produire une action analgésiante à plus ou moins brève échéance. Voici deux formules qui répondent à cet emploi : la première est la vaseline morphinée, dont la composition est celle-ci :

Morphine Vingt centigrammes. ^

Chloroforme. 8 grammes.

Vaseline 30 —

Cette pommadé constitue un médicament externe d'une valeur

APOMORPHINE 499

analgésiante assez considérable, mais je crois qu'elle serait très avantageusement remplacée par Thuile morphinée, dans laquelle la morphine est en complète et parfaite dissolution, grâce à Tacide oléique, et dont la composition est la suivante :

Morphine Dix centigrammes.

Acide oléique 90 —

Huile d'amandes douces . 99 grammes.

C'est donc une solution au millième.

Cette solution de morphine possède cet avantage sur la vaseline morphinée que l'alcaloïde est entièrement en dissolution et que son action topique analgésiante peut s'exercer avec une beaucoup plus grande activité.

Apomorphinc. — Messieurs, comme je m'occupe aujourd'hui de la posologie des différents alcaloïdes de l'opium, je crois qu'il est utile de vous indiquer en même temps celle des dérivés de ces alcaloïdes ; c'est pourquoi je passerai maintenant à la posologie de l'apomorphine.

J'insiste sur cette appellation à' apomorphine y qui est très malheureuse, parce qu'elle a donné naissance à des erreurs regrettables, quelquefois suivies d'accidents mortels. Il faut avoir soin, quand vous prescrivez cette substance, de bien écrire son nom en toutes lettres et très lisiblement, de façon à ne pas même fournir de prétexte à une erreur de lecture qui pourrait amener à lire morphine au lieu d'apomorphine, comme cela est arrivé à plusieurs reprises : il est regrettable qu'elle ne porte pas un nom absolument différent de celui de la morphine.

L'apomorphine est utilisée sous la forme de chlorhydrate ; or il existe deux chlorhydrates d'apomorphine : l'un est cristallisé, l'autre est amorphe; leur valeur au point de vue thérapeutique, comme au point de vue physiologique, est extrêmement différente, ett ainsi que nous aurons l'occasion de le voir, certaines espèces d'animaux sont infiniment plus sensibles au chlorhydrate d'apomorphine amorphe alors que d'autres, et c'est le plus grand nombre, sont plus sensibles au chlorhydrate d'apomorphine cristallisé ; seulement, comme celui-ci est plus constant dans ses effets, il est donc indiqué de s'en servir et les ordonnances que vous rédigerez à ce sujet devront porter la mention de Chlorhydrate d'apomorphine cristallisé. Cela est d'autant plus important que le chlorhydrate d'apomorphine amorphe est sur-

500 ÂPOMORPHINE

tout un dépresseur nervin et musculaire n*amenaat pas, où très difflcilement, le vomissement.

Ce chlorhydrate d'apomorphine cristallisé constitue des cristaux assez solubles dans Feau, mais qui possèdent, beaucoup plus encore que le chlorhydrate de morphine, la propriété de se dissocier au contact de Teau : voici une solution de chlorhydrate d'apomorphine, qui, comme vous le voyez, s*est transformée, environ trois ou quatre jours après sa préparation, en une* liqueur gris-verdâtre sale, dans laquelle nage un précipité qui est formé précisément par les produits de décomposition de Tapomorphine. Eh bien, sans parler des accidents qui pourraient résulter de Tinjection d'une semblable solution, dans laquelle on a prétendu qu'il pouvait exister des produits offensifs, il est évident que le moins qui pourrait arriver serait de ne pas réaliser le but thérapeutique qu'on se propose d'obtenir avec l'apomorphine, c'est-à-dire le vomissement.

De plus, il est une chose à laquelle il faut toujours songer quand on administre Tapomorphine, c'est que l'action médicamenteuse s'accompagne toujours d'une diminution constante et assez considérable de la tension sanguine ; par conséquent, dans certaines circonstances, ceci peut être une contre-indication formelle à l'emploi du chlorhydrate d'apomorphine. Ceci dit, voici la formule d'une solution pour injection hypodermique :

Chlorhydrate d'apomorphine cristallisé. . Dix centigrammes.

Eau distillée de laurier-cerise ) - m

Eau distillée \^^^ grammes.

Chaque seringue représente 1 centigramme de l'alcaloïde : c'est une demi-seringue seulement qu'il faut injecter au début, quitte à injecter ensuite la seconde moitié si cela est nécessaire.

Jurasz a dressé le tableau suivant des doses de chlorhydrate d'apomorphine que l'on peut employer par la voie d'injections hypodermiques.

Au-dessous de 3 mois de 0 milligr. 5 à 0 milligr. 8

De 3 mois à 1 an de 0 — 8 à 1 — 5

De 1 an à 5 ans del — 5à3 —

De 5 ans à 10 ans de 3 — à5 —

Au-dessus de 10 ans de 5 — à 20 —

Cet observateur fait remarquer qu'il ne lui a jamais été nécessaire d'employer plus de 1 centigramme (10 milligrammes) pour déterminer le vomissement.

CODÉINE 501

Lapomorphine peut s'employer également sous' forme de potion; voici une formule répondant à ce genre d'emploi.

Chlorhydrate d'apomorphine cristallisé. « Vingt centigrammes.

Eau distillée 10 grammes.

Sirop de fleurs d*oranger ♦ 75 —

Une cuillerée à soupe de cette solution représente, très sensiblement, 5 centigrammes de chlorhydrate d'apomorphine.

Comme nous le verrons en étudiant ses propriétés physiologiques, lapomorphine détermine assez fréquemment, d'une façon secondaire, une action irritante et des eflets fâcheux, sans parler de la dépression de la tension sanguine. Assez souvent, il en résulte qu'on est forcé d'administrer l'apomorphine par la voie rectale. M. Guinard a montré que, dans un très grand nombre de circonstances, l'injection rectale de l'apomorphine était infiniment préférable à son emploi en injections sous-cutanées ou en potion. La formule suivante répond à cette indication :

{ Chlorhydrate d'apomorpbine cristallisé. . . Deux centigrammes. ( Eau distillée 25 grammes.

A injecter en une fois par le rectum après avoir vidé le contenu de l'intestin au moyen d'un grand lavement.

Codéine. — Je passe maintenant aux formules concernant les autres alcaloïdes de l'opium, que je vais passer en revue en suivant, autant que possible, l'ordre de leur importance en ce qui regarde les applications thérapeutiques. A cet égard, c'est la codéine qui vient en premier lieu, en raison du grand nombre de circonstances où l'on a tenté de la substituer à la morphine. La codéine peut s'employer soit en nature, soit sous forme de sels : elle présente sur la morphine certains avantages et certains inconvénients. Elle est certainement beaucoup moins analgésique que la morphine, mais elle a l'avantage, qui compense de beaucoup ses inconvénients, d'être supportée à dose beaucoup plus considérable ; en outre, elle est plus calmante de certains phénomènes, notamment de la toux; et, d'autre part, on ne voit pas se produire sous son influence les phénomènes, je ne dirai pas seulement d'accoutumance, mais de bien-être, d'euphorie, de satisfaction, qui poussent les individus qui ont fait usage de la morphine à recourir d'une façon exagérée et habituelle à l'emploi de ce médicament. La codéine, en raison de sa beaucoup plus grande solubilité

502 PHOSPHATE DE CODÉINE

que la morphine, peut s'employer plus facilement en solution aqueuse; il existe au Codex un sirop de codéine dont la formule est la suivante :

Codéine pulvérisée Vingt centigrammes.

Altool à 60. ..'..•... 5 grammes.

Sirop de sucre préparé à froid. ' 95 —

Chaque cuillerée à soupe de ce sirop représente 4 centigrammes de codéine : je ferai à ce sirop absolument le même reproche que j'adressais au sirop de morphine; la codéine est plus stable que la morphine, il est vrai, mais les sirops, quels qu'ils soient, sont des substances sur lesquelles il ne faut pas compter; de sorte qu'il vaudrait beaucoup mieux remplacer ce sirop par une préparation que vous formuleriez de la façon suivante :

Codéine * . . Cinquante centigrammes.

Eau distiUée 100 grammes.

Sirop de framboise. 60 —

préparation qui vous donnerait 10 cuillerées à soupe; par conséquent, chaque cuillerée représenterait 5 centigrammes de codéine.

On a proposé également la forme pilulaire pour l'administration de la codéine ; cette forme est assez avantageuse dans certaines circonstances; voici une formule qui répond à ce mode d'administration :

Codéine pulvérisée Soixante centigrammes.

Poudre de réglisse 2 grammes.

Extrait de gentiane Q. S.

Pour 20 pilulos.

Chaque pilule représente 3 centigrammes de codéine; on en administre de 3 à 4 par jour. On a proposé, pour les injections sous-cutanées, l'emploi particulier de certains sels de codéine; j'ai déjà appelé votre attention sur la plus soluble de ces préparations, le phosphate de codéine, qui a été préconisé dans ce but. La formule de l'injection est celle-ci :

! Phosphate de codéine Un gramme.

MeSr''";;;:; ::::::: i-25miuigrammes.

Eau distillée de laurier-cerise 10 grammes.

On a ainsi une solution dont chaque centimètre cube représente 10 centigrammes de codéine : il convient de débuter par une demiseringue, renfermant par conséquent 5 centigrammes de codéine, c'est-à-dire une quantité largement suffisante pour produire l'action

lODATB DE ÇOPÉINB 503

de la codéine sang risquer les accidents qu'une dose plus considérable pourrait déterminer. On a beaucoup vanté l'emploi de ces injections au cours du traitement effectué pour la cure de la morphinomanie. Je leur verrais surtout cet avantage, qu'étant fort douloureuses, elles pourraient contribuer, par là même, à lutter efficacement contre la manie de C injection y qui n'est paç toujours l'un des moindres écueils de la cure.

Dans ces derniers temps, on a beaucoup préconisé l'iodate de codéine, en se basant sur ce fait que les iodates d'un certain nombre d'alcaloïdes étaient des produits bien classés, bien définis, faciles à préparer dans un état de pureté parfaite et présentant, en général, un degré de solubilité assez considérable : cet iodate de codéine posséderait, en même temps, la propriété d'être moins douloureux en injections que le phosphate de codéine. La formule suivante répond à son emploi.

( Iodate de codéine .......... Cinquante centigrammes.

( Eau distillée bouillie 10 grammes.

L'iodate de codéine n'est pas, à mon avis tout au moins, un produit bien recommandable, au moins pour faire une solution que l'on se proposerait de garder assez longtemps; et, en effet, si les iodates ont l'avantage d'être des produits bien définis, ils ont, d'autre part, quelques inconvénients, notamment celui de se dissocier assez facilement, et si facilement même que l'eau distillée de laurier-cerise est capable, à elle seule, d'activer cette décomposition, qui donne lieu à la mise en liberté de l'iode : la solution jaunit, c'est là un signe qui peut faciliter la reconnaissance de son altération ; mais je crois qu'il vaudrait mieux avoir recours à la codéine en nature et même au phosphate qu'à cet iodate de codéine.

Narcotine. — Je passe à un autre alcaloïde de l'opium, à la narcotine. La narcotine ne possède pas de propriétés narcotisantes; et Ton a proposé de la qualifier du nom d'Anarcotiney pour ne pas laisser subsister l'erreur d'interprétation que peut entraîner son nom. En revanche, elle s'est montrée un médicament fébrifuge et antipériodique exerçant une action extrêmement remarquable dans certaines circonstances. Chez des paludiques chez lesquels l'administration du sulfate de quinine, ainsi que de tous les autres médicaments antipériodiques possibles, n'avait pas amené de résultats, l'adminis-

504 NARCOTINB

tration de la narcotine a déterminé très rapidement la disparition de la fièvre avec autant d'intensité que le fait la quinine. On a même été jusqu'à dire que les différentes modalités da paludisme étaient justiciables d'entozoaires particuliers existant dans le sang et qu'il n'y avait alors rien d'extraordinaire à ce que certains d'entre eux fussent impressionnés par la quinine, et d'autres par la narcotine. La narcotine s'administre à la dose de 10 centigrammes par prise, sans dépasser 1 gr. 50 à 2 grammes par jour. Une formule commode est la suivante :

l Nso'cotine Deux grammes.

<Eau de Rabel 4 —

( Eau disUllée 300 —

C'est là, si je puis m'exprimer ainsi, une solution mère, qu'il ne faut pas employer sous cette forme; chaque cuillerée à soupe représente 10 centigrammes de narcotine, qui est maintenue en dissolution grâce à la présence de l'eau de Rabel. On administre cette solution en la diluant dans un verre d'eau ou de tisane sucrée.

A côté de la narcotine existent certains produits de sa métamorphose qui présentent au point de vue thérapeutique un intérêt assez considérable, comme vous l'allez voir. Je vous ai déjà indiqué, en parlant de la composition de l'opium, que la narcotine était susceptible, dans certaines conditions, notamment en présence des agents d'hydratation et d'oxydation, de se dédoubler en donnant naissance à deux séries de substances suivant la façon dont se fait cette hydratation ou cette oxydation : ces deux séries de produits sont, d'une part, la cotarnine et l'hydrocotarnine, et d'autre part l'acide opianique et l'acide hémipinique. Si l'oxydation et l'hydratation ont atteint leur dernier terme, c'est l'acide hémipinique et l'hydrocotarnine; si, au contraire, elles ne sont pas poussées jusqu'au bout, c'est la cotarnine et l'acide opianique que l'on obtient. L'un de ces produits, l'acide opianique, présente encore pour nous cet intérêt que c'est un acide alcool, dont la méconine dérive par hydrogénation et déshydratation successives, tandis que l'acide hémipinique est deux fois acide et deux fois dérivé méthoxylé.

0GH3\ xCO.OH OGH^v eu2 / ^-OH

OGH»/^ n \(.Q Qj, OCHV \CO.OH

Acide hémipinique. Âcido opianiqne.

MÉTAMORPHOSES DE LA NARCOTINE

L acide opianique présente cet intérêt que, lorsqu'on le soumet à laction de Thydrogène naissant produit par Tamalgame de sodium, on réalise la formation d*un acide-alcool pnmaire, non encore isolé, mais dont on connaît Tanhydride, produit que Ton retrouve également d'une façon constante dans l'opium : c'est la méconine.

Vous voyez combien sont subintrantes, si l'on peut employer ici cette expression, les métamorphoses que les alcaloïdes de l'opium peuvent subir }es uns par rapport aux autres; et cela explique que dans un même opium on puisse trouver, suivant la façon dont il a été préparé, des proportions très différentes des divers alcaloïdes : j'ai suffisamment insisté sur ce point, d'ailleurs, en passant en revue devant vous les principes actifs de l'opium. Le produit sur lequel je désire attirer votre attention en ce moment, c'est la cotarnine. Sous le nom de StypticinCy on a préconisé l'emploi du chlorhydrate de cotarnine.

L'hydrocotarnine présente quelque chose de très intéressant, non seulement au point de vue thérapeutique, mais au point de vue chimique pur : c'est qu'elle ne diffère d'un autre alcaloïde qu'on appelle Yhydrastinine que par la substitution d'un radical méthyle à un atome d'hydrogène. Je vous ai déjà parlé de la constitution de la cotarnine, je vous rappelle ici sa formule que je compare à celle de Thydrastinine pour montrer cette analogie.

CH CH

CH CH

Méthylène-dioxjisoquiooléino.

Az.CH»

Hydrohydrastinino.

HC HCO

Az

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