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EFFETS PHYSIOLOGIQUES DU TRIONAL

L'effet hypnotique suit même Fingestion d'une façon tellement rapide, qu'il n'est pas rare, lorsque le trional est bien administré, — nous allons voir tout à l'heure ce qu'il faut entendre par cette expression, — qu'elle se produise dans l'espace de dix minutes ou un quart d'heure, au maximum, après l'absorption du trional. Il faudrait donc se garder de suivre ici la marche que je vous ai indiquée comme la meilleure au point de vue de l'administration du sulfonal ; il faudrait bien se garder d'administrer le trional à quelqu'un au moment de son repas, parcequ'il risquerait de s'endormir à table. De plus, le trional est totalement détruit dans l'organisme; nous avons vu qu'il D en est pas de même pour le sulfonal, dont une partie est éliminée en nature, et une autre partie s'accumule dans l'oi^anisme.

Les effets physiologiques du trional sont absolument les mêmes que ceux que nous avoùs vus se produire sous l'influence du sulfonal, toutes question de dose et de susceptibilité réservées. Chez les animaux à sang froid, tels que la grenouille, par exemple, la dose de 3 à 5 centigrammes détermine rapidement un état paralytique avec ralentissement du cœur : l'hyperexcitabilité n'est pas abolie; et l'injection d'un sel de strychnine peut encore déterminer des convulsions tétaniques. Voici une grenouille plongée dans un état de parfaite résolution musculaire à la suite de l'injection de 5 centigrammes de trional; on lui injecte deux à trois milligrammes d'un sel de strychnine et vous allez la voir réagir tout à l'heure par des convulsion tétaniques presque aussi violentes que celles que présenterait une grenouille normale. Cette expérience, montre donc que ni le trional, ni le sulfonal, ni les substances de ce groupe, ne diminuent l'excitabilité réflexe au même point que le chloral : nous verrons se reproduire cette abolition de l'excitabilité réflexe sous l'influence de la paraldéhyde ou même des doses sufflsamment considérables d'alcool; ces substances ne permettent plus l'excitation par la strychnine chez les animaux qui sont sous leur influence.

Chez le lapin et le cobaye, on obtient le sommeil des animaux au bout de quinze et vingt minutes, alors qu'avec le sulfonal les mêmes animaux restent deux heures et demie au moins avant de succomber au sommeil. Chez le chien, les phénomènes sont identiques. A la desede 30 centigrammes par kilo d'animal, au bout de vingt minutes, on note de la fatigue et une tendance au sommeil; après une heure, le sommeil est profond, l'animal ne répond plus aux appels ni aux exci*-

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