‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 363 sur 486 · MODIFICATIONS DES FONCTIONS PHYSIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

MODIFICATIONS DES FONCTIONS PHYSIOLOGIQUES

manifeste son impressioDnabîlité par des troubles de la motilité.

Durant ce que Fonssagrives a appelé les phases à* impression et à imprégnation y les hémisphères, seuls parmi les organes cérébraux, sont sous rinfluence de la substance médicamenteuse. Sous ce rapport, on peut établir entre Faction exercée sur les hémisphères et celle exercée sur le cervelet une différenciation que l'alcool ne nous a pas permis d'établir : en effet, sous l'influence de l'alcool, comme vous vous le rappelez sans doute, l'impressionnabilité de ces deux régions se manifeste simultanément, ce sont des phénomènes associés, les troubles de la motilité sont contemporains de ceux de l'intelligence; au contraire, sous l'influence de l'opium, on peut dissocier ces deux phénomènes et observer d'abord la période d'excitation afférente aux hémisphères seuls, puis les troubles de motilité relatifs à l'action exercée par l'opium sur le cervelet : en d'autres termes, le cervelet se montre moins facilement impressionnable à l'opium que les lobes cérébraux.

A l'action exercée sur la protubérance se rapporte l'état comateux qui est la conséquence d'une imprégnation plus profonde et plus considérable; puis, à la période d'action sur le bulbe répond la phase d asphyxie qui se caractérise, en même temps, par l'abaissement de la température, le ralentissement extrême de la respiration, et l'arrêt du cœur, à la limite de l'action toxique; enfin, comme preuve de l'action sur la moelle, nous aurons les convulsions, puis la paralysie, qui signalent la période ultime de l'intoxication sur laquelle nous reviendrons plus tard avec détails.

En définitive, au point de vue de l'action de l'opium sur le cerveau, il est extrêmement difficile de dissocier les deux premiers degrés d'impression et d'imprégnation : ils sont essentiellement subintrants, et sous la dépendance étroite, non pas seulement des différentes quantités d'opium, mais, surtout, de la réceptivité plus ou moins délicate des individus. La période d'excitation est plus ou moins violente, et très rapidement suivie d'une période de dépression, également plus ou moins accentuée.

Sous l'influence de la période d'excitation, on voit se produire l'accroissement d'activité cardiaque avec élévation, plénitude et fréquence du pouls ; l'augmentation de la chaleur organique ; la coloralion des téguments riches en capillaires, par suite de la dilatation de ceux-ci et de l'afflux sanguin; l'orgasme musculaire, avec cette sen-

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