‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 392 sur 486 · SYMPTOMÀTOLOGIE CHEZ LE CHAT · texte numérisé non relu

SYMPTOMÀTOLOGIE CHEZ LE CHAT

ftgéSy on peut voir non pas des phénomènes de narcose, mais des phénomènes d*abrutissement, de dépression formidable, donnant Villusion d'un narcotîsme tardif et causés par une simple congestion céphalique, comme on en a eu la preuve par les nombreuses autopsies qui ont été faites : à ce moment, il survient alors une baisse notable de la pression vasculaire. S'il y a des phénomènes de sédation dans ces cas, ce sont des phénomènes secondaires, dus à une congestion céphalique intense, souvent mortelle, et ce ne sont pas des phénomènes d'hypnose, à proprement parler. Je n'ai pas à revenir ici sur les différentes théories du sommeil, et surtout sur l'înteprétation qu'on avait voulu donner de l'action somnifère de certaines substances, notamment de l'opium, par le fait de la congestion cérébrale que ces substances produisaient. Eh bien, pour ce qui est de la morphine, la congestion encéphalique est absolument indiscutable; tous les faits d'autopsies qu'on a pu réaliser à la suite d'intoxications par cette substance ont montré que cette congestion existait toujours dans une proportion plus ou moins considérable : c'est d'ailleurs une simple coïncidence, et non pas, comme nous le savons maintenant, une nécessité pour la détermination du sommeil.

Quelques mots sur la façon dont le chat réagit vis-à-vis de la morphine. Le chat paraît être, de tous les animaux, celui qui réagit aux doses les plus faibles et de la façon la plus active, au moins extérieurement : nous verrons tout à l'heure que ça n'est là qu'une apparence, mais l'excitation qui domine toujours imprime à ces manifestations un cachet tout particulier. Aux doses faibles, c'est-àdire aux doses de 5 à 6 milligrammes par kilo d'animal, on voit le chat sur lequel on expérimente manifester de l'inquiétude, essayer des mouvements sur place, être dans un état d'agitation continuelle, se livrer à des bonds exagérés, prendre des attitudes bizarres, être en proie à des hallucinations, grogner comme font les chats en colère, mais sans être pour cela agressif, car l'animal est effrayé et cherche à se dérobjsr aux manifestations qu'il croit voir se produire devant lui. Sa vision parait indistincte; il est dans un état d'ivresse agitante, qui persiste pendant toute la durée des phénomènes d'intoxication qui vont se développer, et sans qu'à un seul moment se produise la stupeur ou le sommeil. L'hyperexcitabilité réflexe est extrêmement intense, la salivation est aussi considérable que chez tous les animaux que nous avons étqdiés jusqu'à présent; la pupille est très dilatée; la

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