SYMPTOMATOLOGIE CHEZ LE CHAT
respiration et le cœur sont activés; les muqueuses sont pâles, les organes périphériques refroidis, et, par conséquent, nous avons dans ces derniers phénomènes la preuve d'une vaso-constriction intense, exercée par la morphine chez ces animaux et persistant pendant toute la durée de Faction du médicanient.
Lorsque les doses sont plus fortes, atteignent 2 à 3 centigrammes par kilo d'animal, on observe une absence complète de vomissements, tandis que sous Tinfluence des faibles doses, assez fréquemment, le chat réagit d'abord par des vomissements; son habilus revêt alors un caractère tout à fait particulier : sa démarche est sautillante, il semble progresser par bonds successifs, comme un rat, par exemple; puis il prend une attitude hyénoïde, fléchissant sur ses pattes postérieures, attitude semblable à celle qu'on observe chez le chien, mais il y a ici cette différence, c'est que, tandis que chez le chien cette attitude est accompagnée d'une diminution plus ou moins considérable de l'activité motrice des membres postérieurs, chez le chat, au contraire, l'activité motrice n'a subi aucune diminution, elle a subi plutôt un accroissement. En même temps, l'animal est pris de secousses convulsives débutant par des contractions partielles dans des régions déterminées (pattes, muscles de la face et des oreilles), et se généralisant bientôt sous forme d'accidents tétaniques intenses, survenant en pleine période d'excitation : la salivation est abondante. Lorsque la dose atteint 2 à 4 centigrammes par kilo d'animal, celuici ne tarde pas à mourir au milieu d'une crise tétanique qu'on pourrait confondre absolument avec une crise de tétanos strychnique. Chez le chat, par l'injection d'emblée de doses de 6 à 10 centigrammes par kilo, on voit l'excitation portée à son paroxysme : l'animal se met à faire des courses folles dans la cage qui le renferme ; l'hyperexcitabilité est à son comble : la salivation est continue, la pupille dilatée et inerte, et le réflexe lumineux est complètement aboli. Une heure environ après l'introduction de la substance toxique, les secousses tétaniques se montrent, de plus en plus rapides ; et, finalement, l'animal succombe à l'arrêt respiratoire, dans des conditions identiques à celles qu'on observe sous l'influence de la strychnine, et sans avoir présenté, à aucun moment, la moindre indice de narcose ou même de dépression.
Chez le porc, la symptomatologie çst très sensiblement la même : agitation extrême, mâchonnements, gêne locomotrice, raideur des