MOELLE
Poids.
j Homme : 65 kil. , , .
Grammes.
Grammes.
Gramme».
Grammes.
Grammes.
Grammes.
Chien : 17 kil
Cheval : 335 kil. . . .
Ane: 117 kil
Vache : 332 kil. . . .
Chat : 2 kil. 745 .. .
Porc : 157 kil. 500. . .
Chèvre : 37 kil. 500. .
668 ANIMAUX NARGOTISÊS ET NON NARGOTISÉS
L'inQuence nerveuse n'est pas douteuse sur la plupart des animaux, et elle se traduit par des manifestations presque exclusivement cérébrales chez les uns, cérébro-médullaires chez les autres, presque exclusivement médullaires dans une troisième catég'orie d'individus. Mais il s'agit aussi dans ce cas de questions de doses et de réceptirité extrêmement variable ; et je ne saurais trop vous répéter que cetle variation de la réceptivité s'observe non seulement chez des animaux d'espèces différentes, mais encore, et surtout, chez l'homme.
La paraplégie et l'hyperexcitabilité nerveuse qu'on peut observer, d'une façon constante, quelle que soit la dose, chez tous les animaux de même que chez l'homme, provient, d'une pari, de la suppression de l'activité motrice cérébrale ; et, d'autre part, de l'action exercée par la morphine sur les centres médullaires sensitivo-moteurs : je m'étendrai davantage sur ce point en étudiant plus particulièrement l'action de la morphine sur les centres nerveux. L'action sur les centres bulbo-médullaires s'exagère certainement par l'emploi des doses fortes : c'est ainsi qu'on voit se produire les secousses, les tremblements réflexes, les mouvements cloniques ou tétaniques, que montrent au maximum certaines espèces animales, mais auxquels n'échappent pas non plus certains individus de notre espèce, particulièremeot sensibles à la morphine.
Pendant le sommeil morphinique, les sécrétions sont suspendues ainsi que le péristaltisrae intestinal.
Chez les animaux non narcotisés, le cheval, l'âne, le bœuf, le chat,
le mouton, le porc, la chèvre, la symptomatolc^e se traduit surtout par du mâchonnement, de l'inquiétude, de l'agitation, un besoin de mouvement auquel l'animal ne peut résister, «;t ces phénomènes sont d'autant plus marqués que la dose de morphine est plu& forte. Lexcitation persiste pendant toute la durée de l'action exercée par k morphine, et elle est accompagnée d'hypersécrétion salivaire et sudorale. Si la dose est forte, il vient s'y ajouter des raideurs et des contractures musculaires produisant des troubles locomoteurs graves. Enfin, chez certains animaux, comme le chat, on constate des troubles cérébraux se traduisant par des actes désordoniiés, des hallucinations, des manifestations agressives contre certains objets imaginaires, etc. Chez le cheval, ces troubles cérébraux sont caractérises par du vertige. Quant aux manifestations médullaires, elles sont les mêmes que chez les individus narcotisés, seulement elles sont ph»