ACTION CÉRÉBRALE, ACTION MÉDULLAIRE
pores, pour ainsi dire plus directes, Thyperexcitabilité réflexe ne trooTaoi plus, dans ces circonstances, de source d*exagération dans la suspension des fonctions du cerveau, qui sont, au contraire, stimulées. Aux fortes doses, ces manifestations médullaires acquièrent Ifor maximum d'intensité et se traduisent par des convulsions tétaniques. Je vous rappelle ce fait, très remarquable, de la résistance opposée des sujets jeunes : infiniment plus impressionnables dans les espèces narcotisées, ils sont, au contraire, plus résistants dans les espèces excitées.
La symptomatologie que je viens de vous retracer est une symptomatologie que nous retrouverons plus tard, comme manifestations toxiques exercées par la morphine sur certains individus dans des circonstances déterminées; de sorte qu*on peut dire, en définitive, que la morphine, chez Thomme, et chez le chien, qui est Tanimal s*en rapprochant le plus, est un poison surtout cérébral ; tandis que pour d'autres espèces, notamment Tespèce féline, c'est un poison surtout médullaire. L'action cérébrale est en rapport avec le volume du cerveau, l'action médullaire avec celui de la moelle; mais Faction toxique ne se réduit pas toujours à une question de proportionnalité entre le développement de la masse encéphalo-médullaire et celui de la masse totale du corps : les solipèdes sont, en eflet, impressionnés d'une façon différente de celle que laisserait supposer cette comparaison.
Dans le tableau ci-dessus, qui permet de résumer d'un coup d*œil les faits que je viens de détailler, il a été nécessaire de représenter les résultats en fonction de doses toxiques déterminées par un certain nombre de faits d'observation ou d'expérience. Bien entendu, ces doses sont des moyennes, et il est absolument impossible, aussi bien pour la morphine et plus encore peut-être pour elle que pour d'autres substances actives, de déterminer irréductiblement ces doses, sur lesquelles tant de formulaires ont pourtant la prétention, aussi regrettable qu'injustifiée, de nous fixer d'une manière invariable et indiscutable. Je ne saurais trop vous répéter quil n existe pas de doses moyennes, minima et maxima; il y a seulement des individus différents, des impressionnabilités variables; et c'est relativement à chaque individu en particulier qu'il faudrait pouvoir réaliser des expériences fixant pour chacun les doses moyenne, minima et maxima, mais la susceptibilité individuelle est, elle-même, tellement