TEMPÉRATURE ET RESPIRATION
quence de Thypothermie, et ne constitueraient pas seulement un phénomène tout à fait secondaire; cette question reviendrait encore à ceci, à se demander si la morphine n'agirait pas sur la respiration comme le fait Tantipyrine, par exemple, en ralentissant, dans une très large mesure, les échanges nutritifs, et en diminuant par conséquent la production de chaleur au sein de l'organisme.
Eh bien. Messieurs, Texpérimentation répond d'une façon très nette
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Fig. 23. — Représentation graphique de l'influence exercée par la morphine sur la
température et la respiration chez le chien.
Chîoo de 9 kilos. Injection hypodermique do 5 centigrammes de chlorhydrate de morphine. Défaut
de parallélisme des modifications. [D'après M. Pachon.]
Température.
Respiration.
à ces interrogations; et en effet, vous pourrez voir d'après les graphiques des figures 22, 23 et 24, qu'il n'y a absolument aucun parallélisme entre les courbes de température et celles de respiration : si ces deux phénomènes étaient sous la dépendance l'un de l'autre, il faudrait qu'il y eût un parallélisme, sinon parfait, au moins appréciable, entre eux; or, c'est le contraire que prouvent les expériences : on peut constater un abaissement thermique notable pendant la période la plus accentuée de la phase de polypnée ; on peut observer la respiration fréquente à rythme constant pendant toute la durée du sommeil narcotique, et pendant ce temps la température continue de s'abaisser d'une façon régulière et progressive : en peut observer le phénomène inverse; et, en somme, la température paraît subir davantage l'influence de la diminution de l'activité respiratoire que celle-ci ne