INFLUENCE DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL
semble être sous la dépendance de la première. C'est ce que va vous montrer la comparaison de ces graphiques, qui représentent les courbes thermique et respiratoire, relevées chez trois animaux différents ayant subi des injections morphinées.
Nous avons vu, d'autre part, que Faction de la morphine sur la respiration était indépendante de l'action des nerfs pneumogastriques, et qu'on pouvait sectionner complètement ces deux nerfs chez un animal sans entraver chez lui la diminution du nombre des mouvements respiratoires. L'action de la morphine sur la respiration est donc indépendante et des pneumogastriques et de l'abaissement de température causé par la morphine : il faut alors en chercher la cause dans le système nerveux central, et c'est sur la façon dont celui-ci peut être intéressé par la morphine, au point de vue de ses déterminations sur la respiration, que nous allons diriger nos recherches.
On pourrait penser que la morphine, en diminuant l'excitabilité des centres bulbaires, empêche ceux-ci de réagir avec autant d'intensité qu'à l'état normal aux diverses stimulations chimiques et dynamiques; mais cette interprétation serait inexacte, puisque nous avons vu que des excitations banales, et des excitations faibles même, telles que celles produites par un léger bruit, par le frôlement de la peau, par l'inhalation de vapeurs excitantes d'acide chlorhydrique ou d'ammoniaque, en très faible quantité, provoquent des contractions respiratoires comme à l'état normal. C'est ce que prouve très nettement le tracé que je place ici sous vos yeux et qui concerne un animal profondément endormi depuis une heure sous l'influence de la morphine {fig. 25) : à ce moment, le nombre des respirations de ce chien était de 30 par minute ; son pouls donnait 60 pulsations, et sa tension sanguine, évaluée au manomètre à mercure, était de 132 millimètres. Cet animal dormait d'un sommeil tranquille depuis une heure : à ce moment, on exerce sur lui une excitation provoquée par un brusque claquement de mains, et l'on voit immédiatement l'action excitante se traduire par une inspiration forte et passagèrement arythmique, comme en témoignent les soubresauts de la courbe; en même temps le pouls est accéléré, on observe une accélération très nette des contractions cardiaques que vous pouvez suivre sur le tracé; le nombre des mouvements respiratoires monte sous cette influence de 30 à 90; le pouls passe de 60 à 100; la tension sanguine s'élève à 137 millimètres, mais cela sans que la narcose soit interrompue : l'animal
BXCITATION PENDANT LE SOUMGIL
Fig. Î5. — Effets il'une eïrilalion Iroiiblanl le calme du sommeil de la morphin un chien profon dément endormi.
H, Pression caroiidienne.
m. -SphjKioogripho.
R. Rcipiraiion.
1. — Injeciion hypodonnù|iio do 1 coniigriramo do chlorhjdrato de morphiDe par kilo. L'i ondormi dopoi» aao hoore, prisonle les modiflcMiont indiquées p»rUp«nic g»oibedi lorsqu'oo le rSvoille bruaquameni p»r n ' ' ~"'" ■" "' * ■'""■'"'
mogriphiqdo. Acoél*
«ion et régularisât
OD des conlrafitian» cardiaqnea qBÎ pas»m de m
ïé, eo ■, 131 millimci™ au liea de IM, «a^ ï"
e« maxima d^puaon
cou> de la phaio d
o calme. L'animal M rendort ppu * peu « les P**-
seni.
eciion hjpoderminue
de rhlgrhjdraio de morphine par kilo. En r. m
1 OappiS légftTomont
^roDse, ■ca'lAraiion
roapiraioiro. A oc* le
ration pou apparente de» contraclions cartuqn"
se éioi-*o pmgreaaivcmoni. à ptnir do •. de 1»
U'aprtB M.Guinard.