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ÉTAT DB L'EXCITABILITÉ DES CENTRES BULBAIRES

retombe dans rimmobilité et la phase primitive s'observe de nouveau. L'état que manifestent les animaux, au moment de ce réveil passager, a été qualifié d*une appellation très heureuse, de réveil irritable^ expression qui peint parfaitement les conditions dans lesquelles il se produit : l'animal sort de sa torpeur dans un brusque sursaut, et fait de violents mouvements de défense pendant lesquels on constate de l'accélération respiratoire.

On observe de plus que le courant électrique d'intensité minima capable de produire à l'état normal l'arrêt de la respiration pendant un temps plus ou moins prolongé, est également capable de produire le même phénomène, exactement dans les mêmes conditions, pendant le sommeil morphiiiique et, particulièrement, pendant la phase de respiration périodique.

Il en résulte donc que l'excitabilité des centres bulbaires ne paraît pas diminuée en aucune façon, et, comme nous le verrons tout à l'heure, les phénomènes qui résulteront de l'action exercée par la morphine sur les centres nerveux nous porteront, au contraire, à conclure que l'excitabilité des centres bulbo-méduUaires est plutôt exagérée sous l'influence de la morphine.

Quelle peut donc être la modification que les centres nerveux subissent sous l'influence de la morphine? Eh bien, on a pensé qu*il s'agissait d'un changement dans la modalité de l'excitation, c'est-àdire que les centres bulbaires, conservant leur excitabilité à peu près normale, recevraient du cerveau intoxiqué par la morphine une stimulation moindre en qualité sinon en quantité; nous savons, et nous le verrons encore par de plus nombreux exemples tout à l'heure, que la morphine est, par excellence, le poison de la cellule nerveuse cérébrale, des hémisphères : tandis que ceux-ci sont certainement déprimés, dans une très large mesure, chez certaines espèces animales et chez l'homme notamment, la réflectivité médullaire est, au contraire, exagérée dans une mesure non moins évidente.

L'activité cérébrale consécutive à une excitation déterminée est donc considérablement diminuée, sinon même complètement anéantie, tandis que la réflectivité subsiste, relativement intacte. Eh bien, Messieurs, nous verrons tout à l'heure que la morphine détermine un ralentissement notable dans la circulation; et, sans faire abstraction de l'impression exercée par la morphine elle-même sur la cellule cérébrale, il est impossible de ne pas rapprocher ce ralentissement

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