‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 404 sur 486 · ÉCHANGES RESPIRATOIRES · texte numérisé non relu

ÉCHANGES RESPIRATOIRES

tracé, pris 1 heure 10 minutes après Tinjection morphinée, que ces modifications sont à leur maximum»

Quant aux animaux chez lesquels la mophine n*exerce pas d'action hypnotique, on constate chez eux des irrégularités de rythme et d'amplitude de la respiration. Souvent il s'agit d'une accélération : chez les animaux qui sont fortement excités par la morphine, comme le porc et le chat, c'est cette accélération qui domine. Le plus sou^ vent on observe une diminution du nombre des mouvements respiratoires : les mouvements des côtes sont beaucoup plus lents, plus profonds, plus difficiles; en un mot, la respiration est notablement plus laborieuse. A une inspiration profonde, rapide, vive, et quelque fois même saccadée* succède une expiration lente, plaintive, et qui se fait assez fréquemment en deux temps.

Il est intéressant de se demander, à ce sujet, comment varient les proportions d'acide carbonique et d'oxygène sous l'influence de la morphine, car cela né peut être indifférent à la question de température. Pendant la durée du sommeil morphinique, la quantité d'acide carbonique diminue et la quantité d'oxygène augmente dans les gaz de l'expiration; en d^aulres termes, l'animal emprunte moins d'oxygène et exhale moins d'acide carbonique : cette diminution dans l'exhalation d'acide carbonique peut atteindre un chiffre assez considérable, puisqu'elle peut s'abaisser jusqu'au tiers et même à plus de la moitié de la quantité normale d'acide carbonique éliminée. Il y a, en même temps, une modération très notable dans les échanges gazeux, et un ralentissement marqué de la ventilation pulmonaire; mais un fait qu*on relève dans toutes les expériences effectuées à ce sujet, c'est qu'il n*y a pas proportionnalité entre les modifications subies par les échanges gazeux, les doses de morphine injectées, la durée du sommeil, le nombre des mouvements respiratoires, l'abaissement de la température. Ces phénomènes varient beaucoup plus avec la susceptibilité des animaux qu'ils ne varient proportionnellement à la dose de morphine injectée.

CO* Le rapport -jy- est plus grand que pendant l'état de veille : cela

revient à dire que la diminution de l'acide carbonique exhalé est, proportionnellement* moins considérable que celle de l'oxygène absorbé.

Dans le sang, la proportion de l'acide carbonique est plus forte

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