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CAUSES DE L'ABAISSEMENT DE TEMPÉRATURE

moment, par une inertie du système vaso-moteur, par raccumulation du sang à la périphérie déterminant la production d'une stase sanguine et le refroidissement d'une quantité plus considérable de sang. Ce qui prouve le bien fondé de cette interprétation, c'est que le réchauffement artificiel atténue dans une très large mesure l'abaissement thermique que peut déterminer la morphine, tandis que ce réchauffement artifidiel n'atténue en aucune façon l'abaissement thermique provoqué par d'autres substances médicamenteuses capables d'agir directement sur les centres de la thermogenèse, lorsqu'elles sont administrées en quantité suffisante. Au contraire, le refroidissement, l'exposition à une atmosphère artificiellement refroidie exagère ces phénomènes et détermine beaucoup plus rapidement l'apparition des phénomènes comateux qui signalent la fin de la scène toxique chez les animaux. En somme, la lutte contre l'abaissement de la température est encore possible, parce que les centres réflexes n'ont pas perdu leur réactivité, à moins d'une imprégnation par trop profonde, c'est-à-dire de l'introduction brusque, en une seule fois, dans l'économie, d'une dose telle de morphine que tous les centres nerveux soient uniformément et profondément impressionnés par cette dose toxique.

D'autre part, l'immobilité du sommeil et le repos musculaire qui accompagnent toujours la narcose morphinique contribuent, dans une large mesure, à empêcher le relèvement de la température; peut-être faut-il aussi faire intervenir, dans une certaine mesure, l'accumulation de l'acide carbonique dans le sang. On observe ce fait, c'est que le maximum d'abaissement de la température se constate dans un espace de temps qui varie de trois heures et demie à quatre heures après l'administration de la substance toxique. Le retour de la température à la normale s'effectue avec lenteur et avec une série d'oscillations plus ou moins accentuées : l'influence hypother misante est, dans tous les cas, encore sensible un temps très long après l'introduction de la substance toxique dans l'économie, puisque chez les chiens on peut constater dix-huit heures encore après l'injection morphinée des signes d'hypothermie très prononcés. Ce temps prolongé durant lequel la morphine a de l'influence sur la température est, d'ailleurs, en rapport très étroit avec les variations de la quantité de l'acide carbonique dans le sang que l'on peut observer également pendant un temps très long après l'injection de morphine.

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