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CHLORHYDRATE Û'APOHORPHtNB AMORPHE 737
même de penser que le chlorhydrate d'apomorphine amorphe renferme alors une proportion plus ou moins considérable de chlorhydrate d'apomorphine cristallisé. Lorsqu'aprës ces phénomènes
Fig. iS.
Cbisn de 11 kilos, lajociion dans Is veine jogalaire de 20 ccDCigraminos i)o thlarhydmle ttnjwmorphine amurphc. IJ! moiiimt auquel ■ eu lieu l'injeciian est indiqua par la floche f . Aprts siv wcDDdes, apparition bnuque. en k. des troubles respiralolri^s (ligne ■) ciracUriiéa par l'occi^iéralioii et l'augincDUlioit de l'ampli lurle; ei arrCI de la respiration, en 4. l.a presaiiia caraiidkane
piratoïre. l,«s pulsations rardiaques (ligne r. sphygtno^aphe] sont renfarcéca et ralenties : le
de dépression, l'animal revient à l'état normal antérieur, on peut voir se produire, d'une façon plus ou moins nettement accentuée, une période d'agitation, que l'on pourrait appeler agitation de retour, en grande partie dénaturée ou même masquée par l'état d'impotence fonctionnelle du sujet en expérience.
ns CHLORHYDRATE D'APOHORPHINE AMORPHE
Les doses de 2 centigrammes par kilo d'animal soat dangereuses chei le chien, quelquefois mortelles. Vous voyez combien est différente l'action toxique du chlorhydrate d'apomorphine amorphe par rapport à celle du chlorhydrate d'apomorphine cristallisé. Elle détermine fréquemment des syncopes respiratoires et la mort en collapsus par arrêt primitif de la respiration; <le plus, sous son influence, on observe un abaissement remarquable de la tension sanguine, tandis
Li chuta da ]■ pmuon canilidisnnc s'accn» de plus m ptas. Irrtgtilarïtés périodiques, eo •, de< ronLnclioDB cardiaques raloniiea. [.'arrfl respiratoire persiste : il a diir« pendant 65 Hcondei.
que sous l'influence du chlorhydrate d'apomorphine cristallisé, c'est au contraire une élévation notable de la tension sanguine qui se manifeste. Il y a, d'ailleurs, un antagonisme partiel entre ces deux sels, en ce qui concerne leur action sur le cœur et la circulation et sur l'appareil respiratoire. Voici précisément des tracés dont la lecture comparative est très instructive à cet égard ; cette lecture va vous montrer successivement : le tracé pris sur un chien à l'état normal, avant l'injection d'apomorphine; puis l'injection de chlorhydrate d'apomorphine cristallisé déterminant chez le même animal une augmentation du nombre des mouvements respiratoires, une régularisation des contractions cardiaques et une élévation très notable de la tension; puis, toujours chez ce même animal, une injection subsé-
CHLORaVDRA.TE D'APOHORPKINE AMORPHE
Fig. 48. — Suite île l'expérience des llgjres 46
nligrammci il« tHarlisilrai
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740 ANTAGONISME DES DEUX CHLORHYDRATES
quente de chlorhydrate d'apomorphine amorphe va déterminer tout de suite rirrégularité des mouvements respiratoires, des contractions cardiaques et l'abaissement de la tension sanguine; puis, ces phénomènes s'étant nettement produits, une nouvelle injection de chlorhydrate d'apomorphine cristallisé va déterminer, à nouveau et immédiatement, la régularisation des mouvements respiratoires, la reprise des contractions cardiaques et la réélévation de la tension sanguine. De sorte qu'en définitive, ces phénomènes n'étant pas exclusifs au chien, on peut dire que, chez tous les animaux et quelle que soit la voie d'introduction, le sel cristallisé est un excitant qui détermine l'effarement, Thyperexcilabilité, l'agitation avec mouvements désordonnés, ainsi que des modifîcations particulières dans les centres bulbaires ; le chlorhydrate d'apomorphine amorphe, au contraire, est une substance déprimante, produisant l'inertie avec résolution musculaire complète, atténuation ou disparition de la sensibilité, après quelques mouvements de défense et quelques symptômes très fugaces d'agitation, et plus rapidement déprimante encore lorsqu'elle est introduite par voie d'injection hypodermique. Les injections alternatives du sel cristallisé et du sel amorphe font alternativement baisser et relever la tension sanguine : cela montre le fait d'antagonisme partiel dont je parlais tout à l'heure. (Fig. 49, 50 et SI .)
Mais, Messieurs, comme toujours, lorsqu'il est question d'antagonisme partiel, rappelons-nous bien ce fait que l'antagonisme est absolument apparent et que les effets toxiques s'ajoutent, de sorte que cet animal auquel on fait une première injection de chlorhydrate d'apomorphine cristallisé à dose non toxique, une deuxième injection de chlorhydrate amorphe à dose non toxique, suivie d'une troisième injection de chlorhydrate cristallisé à dose non toxique elle-même, périra certainement par suite de l'accumulation de ces trois doses, bien que cependant, si l'antagonisme était vraiment absolu, il ne dût pas succomber à l'intoxication.
M. Guinard a déterminé, en équivalents toxiques, les doses toxiques mortelles : j'appelle votre attention sur ces chiffres, parce qu'ils vont être en discordance avec ceux du tableau que je vous ai mis sous les yeux en ce qui concerne la morphine : je vous rappelle que l'équivalent toxique représente le poids de substance contenu dans une solution à titre déterminé introduite chez l'animal par voie intra-veineuse sous pression constante, et jusqu'à ce que mort s'en-
ANTAGONISME DES DEUX CHLORHYDRATES
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ANTAGONISME DES DEUX CHLORHYDRATES
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TOXICITÉ DIPPÉRBNTE
Fig. ôl. — Suite (II! l'expérience des ligures 49 et ôO.
Tr^c^ pris dix miaDtes mprAs r^ajoclion Jo SO ccnLigrUDmes Ao chtor/iytlf^lr d'apomarphine atwirphr
fignrg 50 : irhuie remarquDlile de iB pression M; nouvelle accdléruion ilu cieiir W; accélération
suive. Eh bien, par kilo de chien, il a trouvé les chilTres suivants :
72 milligramroes de ctilorhydrale d'apomorphiae amorphe; 103 — de chlorhjdrale d'apomorphiae crislallé;
453 — de chlorhydrate de morphine.
Chez le lapin, les phénomènes sont diCTéreots : par kilo d'animal, il faut, pour amener la mort:
65 milligramnies de clorhjdrate d'apomarphine cristallisé; 99 — de chlorhydraie d'apomorphine amorphe;
588 — de chlorhydrate de morphine.
De sorte que, dans les deux cas, ce qui ressort de ces expériences, c'est la toxicité plus considérable des sels d'apomorphine par rapport à ceux de morphine; et, d'autre part, ce fait que le chlorhydrate d'apomorphine cristallisé est plus toxique pour le lapin, et le chlorhydrate d'apomorphine amorphe, au contraire, plus toxique pour le chien. 11 faut se rappeler d'ailleurs que l'espèce canine, dans toutes les expériences de ce genre, est plus sensible à l'action déprimante et paralysante qu'elle n'est sensible aux actions excitantes.
Le mélange des sels, — et c'est là que l'expérimentation fournit des résultats d'un intérêt plus immédiatement pratique, — donne des résultats fort variables, mais dans lesquels on voit toujours prédominer les effets dépressifs du chlorhydrate d'apomorphine amorphe ; il semble que, même lorsque les quantités du sel cristallisé sont plus consi-